Résumés des rencontres du 28 février

 La hargne s’impose face au talent

Louvain a enfin renoué avec la victoire en s’imposant face au leader, le Dragons.
Louvain-Dragons 5-3

« Non, Louvain n’est pas à sa place dans ce championnat”, c’est le commentaire le plus entendu hier à Heverlee après le coup de sifflet final du sifflet d’or Vincent Clause. En effet, les Universitaires ont tout mis sur le tapis et ont rappelé à leur public, fort présent et actif pendant le match, qu’ils sont une équipe digne de l’EHL.

Le match fut une démonstration défensive de la part des Universitaires puisque le Dragons n’eut que quelques occasions isolées et ne réussit à inquiéter Schoo Ians malgré une possession de balle écrasante.Le Dragons maîtrisa la possession et Louvain maîtrisa les espaces délaissés par la défense anversoise. Erreur de calcul du champion en titre qui fut dépassé par la vitesse pendant tout le match sur les contres fulgurant de Quemada, Garcia, Pangrazio, Maraite et Degroote.

Le Dragons prit l’avance à deux reprises sur tip-in magistral de Raes et sur une suite de PC où Van Doren n’avait qu’à la pousser dedans. Entre temps, Pangrazio avait réduit l’écart (1-2).

Mais Louvain ne lâcha pas et continua à mettre la pression sur le porteur de balle sur tout le terrain. L’engagement physique paya et la remontada fut possible grâce à  Quemada (deux fois) et un à une reprise de volée de T. Genestet  digne de Rolland Garros face à un Loîc Van Doren trop hésitant durant toute la partie (4-2).

La deuxième mi-temps fut une leçon de défense solidaire et de contre-attaques rapides de la part de Louvain. Le Dragons tenta de revenir et y crut après le chef d’oeuvre de Van Aubel (le seul international à son niveau du côté anversois). Pourtant, Louvain ne perdit pas son calme et arriva à se procurer trois occasions franches pour faire le break.

C’est sur une passe en flic de 60 mètres de Quemada que Pangrazio tuait le match après une autre sortie douteuse de L. Van Doren.

Le match se finissait avec les 11 joueurs de Louvain derrière la balle, défendant le cercle de Julien Schoo Ians et un public enflammé par la performance collective locale.

Même si cette victoire ne changera pas grand chose pour le Dragons au niveau du classement, il est inquiétant de remarquer que les champions en titre ont des failles dans leur jeu… Il sera intéressant pour ses rivaux en PO d’exploiter ces faiblesses qui existent bel et bien. Louvain a montré la voie.

À noter également que ce duel peut se révéler un quart de finale d’EHL anticipé si les deux équipes battent leurs rivaux respectifs dans seulement 4 semaines.

Le Watducks s’impose en patron

L’Héraklès n’a rien su faire face à un adversaire qui a dominé la rencontre dans tous les secteurs.

Watducks-Héraklès 5-1

Deux semaines après leur faux-pas contre le Beerschot, les Canards semblent avoir définitivement repris des couleurs hier face à l’Héraklès. Défaits 2-0 à l’extérieur au match aller, les Waterlootois n’ont pas fait dans le détail hier face à des Anversois mornes. Le Watducks a tout simplement déroulé sans jamais avoir été inquiété. Le premier quart était plutôt pauvre en occasions, à part un 1er pc à la 7e pour le Watducks et le but contre son camp de Marco Donck. Dohmen, bien placé en relais au milieu de terrain ouvrait pour de Paeuw dont le tir était dévié dans ses propres filets par le défenseur adverse (1-0). Dominateur dans le jeu, le Watducks ne parvenait pourtant pas à se montrer réellement dangereux lors du 2e quart sauf lors d’un joli envoi de Jacob à la 21e et le but de Maxime Capelle à la 22e sur une balle bondissante qui trainait dans le cercle (2-0). Après ce but, l’Héraklès se réveillait et tentait de nombreux centres tirs, qui ne trouvaient personne.

Après la pause, les deux équipes continuaient à pilonner le cercle à coups de centres, sans réussir. Il fallait alors tenter une autre tactique et l’Héraklès, à la 41e,  profitait d’un long flick de Nicolas de Kerpel vers Struyf pour marquer, bien aidé par Flamand qui repoussait la balle dans le stick de l’attaquant qui n’avait plus qu’à pousser au fond (2-1). La réaction adverse n’allait pas se faire attendre et les Anversois n’allaient presque plus être dangereux de la partie.  A la 45e, Van Lierde était bien placé au second poteau sur un centre croqué de Cabuy. Cinq minutes plus tard, Capelle faisait 4-1 sur une bonne ouverture de Jacob. A un quart d’heure du terme, le même Capelle scellait le score à 5-1 en reprenant une nouvelle bonne passe de Jacob.

Un point au gout amer pour le Daring

Chaque équipe a dominé une mi-temps pour finalement finir sur un match nul qui ne fait certainement pas les affaires du Daring.

Beerschot-Daring 2-2
Les Molenbeekois n’ont rien montré de bon en première période selon Gregory Gucassoff. « C’était une très mauvaise 1e mi-temps. Nous n’avons pas été bons défensivement et on a perdu beaucoup de balles dans le milieu ». Mis à part un but de Bele après un quart d’heure (0-1), le Daring ne pouvait se satisfaire d’un tel niveau tandis que le Beerschot dominait les débats. Après le 1er but contre le cours du jeu, les Ours ont continué à pousser et l’incontournable Saeys convertissait le deuxième pc des locaux pour égaliser  à la 26e (1-1). « On se trouve beaucoup plus facilement qu’en 1ère partie de saison », affirmait Saeys. Trois minutes avant la pause, Perez donnait l’avance à ses couleurs d’un joli but marqué d’un angle fermé (2-1).

En revenant sur le terrain, le Beerschot a oublié de continuer à attaquer et jouait bien plus défensivement tandis que son adversaire mettait plus de pression et verrouillait derrière. Les Molenbeekois retrouvaient quelque peu leur jeu et trouvaient plusieurs pc. Et il aura fallu attendre les dernières minutes de la rencontre pour que le travail du Daring paie. Cinq minutes avant le coup de sifflet final, Tanguy Cosyns égalisait pour arracher un point qui replace le Daring à la sixième place, à deux points du top 4. Le Beerschot poursuit sur sa lancée même si Saeys regrettait un scénario qui se répète depuis le début de la saison. « C’est trop souvent comme cela, on domine puis on se fait remonter… »

La moindre erreur se paie cash

Le Pingouin a appris hier qu’il ne fallait pas connaître de moment de flottement contre un candidat au top 4.

Braxgata-Pingouin 6-2

Il aura fallu attendre plus de vingt minutes de jeu équilibrées entre les deux adversaires pour voir le 1er but tomber et le match véritablement se lancer. A la 24e, le Brax obtient un pc, qui est mal bloqué, Reckinger décale alors Luypaert qui envoie un flat puissant au fond du but (1-0). Quatre minutes après, c’est au tour de Dekeyser de tromper Reynaud sur l’une des armes favorites des Anversois, le pc (2-0). A la 30e, le Pingouin perd la balle au milieu. Il n’en fallait pas plus au Braxgata pour remonter le terrain à toute vitesse et que Kleynjans ne fasse le 3-0. Six minutes de déconcentration et trois buts encaissés, c’est la dure loi du hockey de haut niveau.

Après la pause, le Pingouin revient pourtant sur le terrain  avec l’ambition de marquer toutes ses occasions. Et seulement trois minutes après la reprise, Vandiest dévie du bout du stick un centre puissant (3-1). Luypaert et Cuypers prennent chacun une carte dans la foulée. Même réduits à 9, les locaux résistent  et à la 48e, Dekeyser remet le couvert sur pc (4-1). «Ce goal nous coupe un peu les jambes même si on continue à pousser», soulignait Quentin Lemaire. Juste avant la fin du 3e quart, Simon Bertrand inscrit son premier but de la saison pour revenir à deux buts (4-2). Le dernier quart d’heure est décousu et une contre-attaque et un exploit personnel de Dekeyser scellent le score à 6-2. « Il est temps que l’on reprenne des points ! Nous jouons contre Louvain la semaine prochaine. Ce sera un très gros match, un peu particulier pour moi puisque je jouerai contre Tom Degroote et Martin Beirnaert, mes deux anciens coéquipiers » expliquait Quentin Lemaire.

 

Le Racing se rapproche du Dragons

Grâce à leur victoire étriquée contre l’Antwerp, les Rats ne sont plus qu’à un point du leader.

Antwerp-Racing 1-2

Le déplacement dans le club de division d’honneur le plus au nord du Royaume n’est jamais facile. Hier, les Ucclois l’ont presque appris à leurs dépens mais ils l’ont finalement emporté lors d’une rencontre serrée. Une très bonne opération pour eux, qui reviennent à un seul point du Dragons.  L’Antwerp, en première période, subissait le press très haut de son adversaire et ne parvenait pas à développer son jeu, le Racing, lui, y arrivait parfaitement. Dès la 8e, Boon ouvrait le score sur pc (0-1) avant que les Ucclois ne se créent beaucoup d’occasions, sans les concrétiser. Gougnard, juste avant la pause, faisait 2-0 d’un revers puissant.

En seconde période, la situation s’inversait totalement et c’était les locaux qui dominaient la partie. Dominateur en possession de balle, l’Antwerp repoussait son adversaire dans son camp et revenait à un but, grâce à un stroke converti à la 40e par Van Valburg. Les cinq dernières minutes voyaient les Anversois se créer deux occasions franches mais Gucassoff était chaque fois au bon endroit. Malgré un niveau de jeu séduisant, l’Antwerp de Matteo Gryspeerdt ne parvient pas à gagner. « Tout le monde est content de notre jeu mais on ne concrétise pas assez nos occasions. On commence sérieusement à avoir besoin de points », concluait le gardien anversois.

Le Léo passe à l’attaque

Les Ucclois ont impressionné dimanche contre la Gantoise en inscrivant douze buts !

Léopold-La Gantoise 12-0

En l’absence d’Antoine Kina, les troupes de son père, Pascal Kina ont perdu tous leurs moyens dans une rencontre totalement à sens unique. Les Gantois ont pourtant bien commencé la partie en s’offrant quelques occasions franches devant le but de Romain Henet mais le gardien du Léo était là pour repousser les offensives. Le calvaire des visiteurs allait débuter à la 12e minute lorsqu’Arthur Verdussen ouvrait le score (1-0).  Verdussen, Dabanch et Plennevaux par deux fois infligeaient un score de forfait à la Gantoise à l’issue de la première période.

Dans le 3e quart, Zimmer et Golstein alourdissaient le score à 7-0 avant que Dubois&cie n’assistent, impuissant, à une véritable déferlante offensive des Ucclois. En douze minutes, Mazzilli, Zimmer, un doublé de Plennevaux et un dernier but de De Cock scellaient le marquoir à 12-0, la plus grosse défaite qu’une équipe de division d’honneur messieurs ait connu depuis le début de la saison. « On a vraiment été très efficace dans le cercle et en jouant toujours en équipe » se félicitait Max Plennevaux.

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