Résumé des rencontres du 21 février

Le Dragons s’en sort tant bien que mal

Connaître un jour sans et pourtant gagner contre un prétendant aux playoffs, la caractéristique des champions.

Dragons-Braxgata 1-0

On dit souvent que c’est « lorsqu’on joue mal et que l’on gagne qu’on devient champion ». Le dicton pourrait s’appliquer cette année pour le Dragons qui compte 12 victoires sur 14 matchs, un bilan impressionnant pour les champions en titre. Cependant, c’est le Brax qui commença les hostilités  via une attaque vive et opportuniste menée par Arana, l’éternel Brouwer qui revit une deuxième jeunesse malgré ses 37 ans et l’imprévisible Dekeyser, toujours aussi dangereux lorsqu’il s’agit de faire la différence dans le cercle.

Le Braxgata aurait-il montré le chemin à suivre aux autres prétendants au titre? Un jeu défensif en zone bien en place, peu d’espace dans l’entrejeu pour ne pas laisser les milieux anversois foncer vers l’avant, un marquage strict sur Florent Van Aubel, la tactique du Brax a bien failli réussir hier.  Ils ont en tout cas fait douter l’équipe locale qui n’aurait pas remporté les trois points sans l’aide d’un excellent Loic Van Doren, qui commence à démontrer, de semaine en semaine, qu’il est l’un des gardiens les plus en forme du championnat.

Le match se décida sur un but très opportuniste du jeune Raes à la 48e,  lorsque le Dragons commençait à perdre le contrôle du match (1-0). A l’issue de la rencontre, l’international du Brax Loïc Luypaert regrettait le manque de réalisme des siens mais affirmait être content de la performance collective. “C’est notre meilleur match de la saison, un point aurait été plus logique”.

 

Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué

Le Beerschot confirme sa forme en empochant une seconde victoire dans un match à six points.

Pingouin-Beerschot 2-3

Il y a seulement 7 ans, lorsque Gilardi jouait encore au Bee, les Mauves étaient champions d’hiver  mais dégringolèrent après la trêve pour finir au-delà du top 6. Cette saison, c’est un scénario complétement différent qu’ils sont en train de réaliser. Ils étaient derniers avant la reprise avec aucune victoire au compteur.  Aujourd’hui, ils sont toujours derniers mais ils comptent 6 points de plus et reviennent en puissance pour leur “mission impossible”. L’hivernage a clairement fait du bien à des Ours qui se sont montrés plus combattifs et hargneux dimanche au Parc de la Dodaine.

Pourtant, c’était bien le Pingouin qui dominait les premières minutes de la rencontre grâce à quelques belles pénétrations d’Alexis Lemaire, très actif pendant toute la rencontre. Ce fut cependant Perez qui, à la 18e, donna l’avance aux visiteurs, ne laissant aucune chance à Edgar Reynaud (0-1). Les joueurs locaux ont mis du temps à digérer le coup car seulement trois minutes après, Valentin Pliester manqua, chose rare chez lui, la balle de break pour les Ours. Après quelques actions vaillamment repoussées par Edgar Reynaud, dans une forme olympique depuis le début de la saison, le Pingouin prit la partie en main en assiégeant pendant 10 minutes un Bee qui avait du mal à se défendre et avait recours systématiquement au jeu long en manquant de clairvoyance dans ses relances. C’est ainsi qu’Alexis Lemaire sur stroke à la 37e  et Vandiest à la 39e renversaient logiquement le score (2-1).

Alors que le match était parfaitement contrôlé par les Nivellois, le Pingouin arrêta de jouer et se contenta d’attendre son adversaire au milieu du terrain. Consignes tactiques ou simple fait de match ? Quoiqu’il en soit,  le Bee démontra alors qu’il a encore sa place en DH. Ils passèrent en 3-4-3 et exercèrent pendant toute la partie  une pression étouffante sur les backs latéraux nivellois qui ne trouvèrent aucune solution dans l’entrejeu et se retrouvaient forcés à vendanger des passes hasardeuses. Quelques parades de grande classe du gardien français du Pingouin auront retardé le verdict. Sur un stroke un peu léger, Rossi égalisait entre les jambes de Reynaud (2-2). Les Nivellois essayèrent de gagner le match avec plus de cœur que d’intelligence.  Suite à une contre-attaque les Ours obtenaient une série de pc. Au sixième essai,  Saeys fusilla Renaud sur un rebond de PC qu’il avait lui-même tiré (2-3).

La course pour le maintien est désormais lancée et le Bee a tout mis sur le tapis pour ramener trois points finalement mérités au vu de la prestation de l’équipe et de celle de Jérôme Saeys notamment, un vrai poison en attaque.

Du côté Nivellois, les joueurs importants n’ont pas été à la hauteur et on ressort déçu d’un match où combativité et agressivité restent les maîtres mots. « De manière générale, le groupe est déçu de la qualité technique de notre jeu. Il y a eu trop de contrôles ratés et pas assez d’actions offensives ou de pc » regrettait Quentin Lemaire.

 

«Le Watducks is back»

Les Brabançons s’accrochent à la quatrième place grâce à leur victoire contre le Daring.

Daring – Watducks 2-4

John-John Dohmen et ses coéquipiers ont pris trois points décisifs dans la lutte pour la quatrième place face  à un concurrent direct, mais ils ont surtout retrouvé le niveau de jeu qui leur faisait défaut depuis la reprise. En effet, le Watducks a pu de nouveau compter sur ses principales armes: une sortie de défense rythmée et variée, des combinaisons courtes rapides avec le métronome et capitaine Dohmen, une défense soudée et bien en place assortie de contre-attaques vives et d’un pc efficace.

Le Daring, bien qu’agressif dans les duels et combatif pendant toute la partie, étaient privés de Wegnez dans l’entrejeu. Une absence qui a beaucoup pesé au sein d’un collectif qui mise parfois un peu trop sur ses individualités. Cependant, les premières occasions furent pour les Molenbeekois qui se montrèrent dangereux sur pc via Cosyns. Petit à petit, les Brabançons installèrent leur rythme et la partie tourna à leur avantage: pénétrations de Boccard, centres de Lockwood, ouvertures offensives de Dohmen, un vrai régal!

Le Daring se défendait vaillamment grâce à un Charles Masset sobre pendant toute la partie. Celui-ci ne put rien faire face au sleep de Victor Charlet à la 27e minute (0-1). La fin de la première mi-temps fut marquée par une domination verte et blanche qui ne se concrétisa pas malgré quelques occasions franches.

À la reprise, les Daringmen se voyaient privés des services de leur leader Manu Brunet, victime d’une balle qui s’écrasait sur son orteil.  Les choses n’allaient pas être faciles. À plusieurs reprises, Masset sauva les siens avec des parades impressionnantes. Mais l’inévitable Charlet ne laissa encore aucune chance au jeune gardien bruxellois (2-0).

Le Daring, dans un sursaut d’orgueil, tenta le tout pour le tout avec des contres rapides bien menés par Cosyns et Van Linthoudt. Tactique payante puisque Bele trouvait les filets de Flamand suite à un bel effort collectif (2-1).  A  dix  minutes du terme, le Daring tentait d’entrer dans  le cercle de Flamand par tous les moyens: press haut, marquage individuel sur les joueurs clés ; Dohmen et de Paeuw, centres tirs dans le cercle. Une belle attitude mais peu d’inspiration dans le jeu.  Cela suffisait pourtant et, sur une balle mal négociée par Arnaud Flamand, le Daring obtenait un pc que Cosyns allait convertir à la perfection (2-2).

Les Brabançons n’allaient pas se contenter d’un point et dans la foulée reprenaient leur stratégie d’attaques incessantes vers le cercle de Masset. Après quelques centres difficiles à défendre, les Verts obtenaient leur sixième pc de la rencontre, Dohmen marquait sur rebond (2-3).Le Daring perdait ses moyens à vouloir attaquer coûte que coûte par le centre et les efforts individuels ne fonctionnaient plus.  Un quatrième but de Gilles Jacob scella le score (2-4).

Le Wadu a montré des belles choses pour la suite face à un Daring qui, privé de Wegnez puis de Brunet, ne possédait pas d’arguments assez solides pour l’emporter.

La tactique l’a emporté sur le spectacle

Le Racing et le Léopold ont tout bloqué derrière pour finalement finir sur un triste 1-1.

Racing-Léopold 1-1

Les deuxièmes et troisièmes du championnat n’ont pas offert un très beau spectacle hier. La rencontre fut marquée par une bataille dans le milieu et très peu d’occasions de goal. Après un quart d’heure, Zimmer convertissait un stroke léger pour ouvrir le score (1-1). La première mi-temps était dominée par le Racing mais les Ucclois ne parvenaient pas à être dangereux dans le cercle de Romain Henet. Il manquait souvent le dernier geste pour égaliser.

En deuxième période, le Racing surprenait son adversaire en marquant dès la reprise et prenait ensuite le contrôle du match. A nouveau, les occasions de but étaient rares et les spectateurs n’avaient pas beaucoup de spectacle à voir. Ce n’est qu’en fin de rencontre que le jeu se débridait et le Racing s’offrait plusieurs occasions dangereuses. Charlier offrait la victoire à Versluys mais celui-ci tirait à côté. Le Racing voit le Dragons se distancer de lui tandis qu’il garde le Léo à plusieurs points de lui.

Un match digne de Nationale 1 joué sur un terrain de Nationale 2

Deux points perdus pour les deux équipes qui risquent de coûter cher à l’avenir.

La Gantoise-Louvain 2-2

Les quelques courageux qui ont assisté à la Gantoise ce dimanche n’ont pas été gâtés par le niveau de jeu. À part un premier quart temps où Louvain domina et enchaina les passes rapides derrière, les combinaisons dans l’entrejeu et les accélérations balle au stick via Quemada, Garcia et Maraite, ce fut un match plutôt digne de la division 1.

Erreurs techniques grossières, contrôles ratés, passes interceptées, glissades… aucune équipe ne réussit pendant toute la deuxième mi-temps à se faire plus de cinq passes d’affilée. Cela peut se comprendre dans le cas de la Gantoise qui vient d’être promue en DH mais cela devient préoccupant dans le cas de Louvain qui accumule non moins de 6 internationaux dans ses rangs et qui a survolé la saison, l’année dernière.

Maraite concrétisa la domination louvaniste après un shoot magistral placé dans le coin du goal de Cristian Peñalba. Louvain loupa le coche à plusieurs reprises avec des pc, des tip-in ou des shoots bords du cercle. Juste avant la pause Depypere marqua sur un rebond de pc mal négocié par la défense louvaniste. À la reprise, Louvain reprit le contrôle du match et prenait logiquement l’avance via Pangrazio. Le scénario de la première période allait se répéter pour les Universitaires : 5 pc non convertis, balles au deuxième poteau, arrêts acrobatiques du gardien gantois, et sur une longue balle gantoise, Depypere passa devant son homme pour remettre les deux équipes à égalité. Ils restaient encore 15 minutes à jouer mais le marquoir n’allait pas bouger malgré le siège du cercle gantois.

Pour ne rien arranger, le terrain gantois reste toujours le plus mauvais de la division d’honneur. Il est composé de deux surfaces différentes qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre avec des couleurs et des rebonds différents, sans oublier que le marquoir électronique a été arrêté pendant toute la deuxième mi-temps….

L’Héraklès et l’Antwerp se neutralisent

Les clubs anversois ont chacun gagné une mi-temps et repartent avec un point logique

Héraklès-Antwerp 2-2

Si l’Antwerp était le premier à rentrer dans les débats avec un très bon premier quart temps récompensé par un but de Van Valburg sur pc après neuf minutes de jeu (0-1), c’est bien les locaux qui ensuite prenaient l’ascendant, aidé par quelques stupides cartes des joueurs de l’Antwerp. Dans les dix dernières minutes de la première période, l’Héraklès inversait la tendance et menait 2-1 à la pause. « On a fait une bonne première mi-temps avec de bonnes combinaisons. On mène logiquement mais leur press à la reprise nous a fort gêné« , expliquait Schuermans. Une tactique qui s’avèrera payante pour l’Antwerp qui reviendra au score grâce à un nouveau pc de Van Valburg à neuf minutes du terme. Si Matteo Gryspeerdt et Jérémy Schuermans s’accordent pour dire qu’ils auraient du gagner le match, un point n’est pas une mauvaise affaire en tant que tel pour les deux équipes calées dans le ventre mou du classement.

 

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