Le Top 4 s'éloigne pour le Daring et le Léopold, le Beerschot se rapproche du maintien

Dragons-Héraklès 2-1

Les buts: 32’Van Aubel (1-0), 35′ Reckinger sur stroke (1-1), 62′ Hendrickx sur pc (2-1).

Une semaine après sa défaite contre le Watducks, le Dragons se devait de se remettre dans le bon sens pour le reste de sa saison. Et cela commencait par une bonne défense, ce qui avait fait défaut dimanche passé. « Lors du débriefing du match, le principal élément est que nous n’avions pas été à la hauteur défensivement », expliquait Florent Van Aubel, tout juste rentré d’Inde. « Nous avons beaucoup travaillé là-dessus cette semaine et ça a fonctionné aujourd’hui ». Les champions en titre n’ont en effet concédé qu’un goal, sur stroke, alors qu’ils menaient d’un but. Florent Van Aubel avait fêté son retour par l’ouverture du score à la 32e en concluant un joli mouvement collectif initié par Thys et Raes. Mais sa joie était de courte durée puisque deux minutes plus tard, Reckinger remettait les deux équipes à égalité sur stroke (1-1). La deuxième mi-temps était beaucoup plus ouverte que la première et tant l’Héraklès que le Dragons s’offraient des occasions franches. A huit minutes du terme, Hendrickx délivrait son équipe sur pc et permettait au Dragons de prendre les trois points et d’ainsi conserver sa première place au classement. « Cela a été une rencontre très serrée et les deux gardiens ont sorti des arrêts importants. Il fallait qu’on se remette directement dedans après la défaite contre le Watducks et ce sont donc trois très bons points pris ce dimanche », concluait Van Aubel.

Racing-Léopold 3-2

Les buts : 15′ M.Plennevaux (0-1), 32′ B.Gougnard (1-1), 40′ Boon sur pc (2-1), 42′ Truyens (3-1), 55′ Zimmer sur pc (3-2).

Ce dimanche sonnait comme la fin d’une semaine décisive pour les Ucclois du Léopold, qui se déplaçaient chez leur voisin du Racing. Un derby d’autant plus explosif que l’enjeu pour les hommes de Bessel était déjà crucial puisqu’en cas de défaite, la pire des équations plaçait le Léopold à sept points du Top 4. A l’issue des septante minutes, les Ucclois pouvaient se mordre les doigts de ne pas avoir concrétisé leurs temps forts.

Le 1er quart de la rencontre allait accoucher d’un scénario très pauvre en occasions de but. Mis à part deux incursions de Zimmer et de Max Plennevaux, les dix premières minutes du match n’étaient pas franchement passionnantes. Le Léopold dominait les débats et était récompensé au quart d’heure, lorsque Max Plennevaux se jetait devant Gucassoff pour dévier la balle au fond (0-1). «Ils nous pressé très haut et nous avons eu un certain temps d’adaptation», concédait Cédric Charlier.

Le 2e acte n’allait pas être plus ouvert et le Léopold poursuivait sur sa lancée. Avant la demi-heure, il n’y avait qu’un centre de Zimmer et un de Vanneste à signaler. A la 30e, Charlier forçait le pc mais Henet repoussait du sabot l’envoi puissant de Boon. Le Racing revenait petit à petit dans la partie et à trois minutes du terme, l’équipe locale égalisait. Suite à une récupération de Vanneste à trente mètres du but, Boon jouait rapidement et s’en allait vers la ligne de fond. Il butait sur Henet mais Boris Gougnard était attentif au rebond et envoyait la balle vers le but. Henet déviait du sabot dans son propre but (1-1). Versluys puis Dalla Palma passaient tout près du 2-1 en fin de mi-temps mais Henet ne concédait rien. «On manque de concrétisation. Dans ce genre de match, tu n’as pas beaucoup d’occasions et il faut les mettre au fond», regrettait Van Strydonck.

La deuxième période voyait le Racing reprendre le cours du jeu à son compte. En moins de cinq minutes, les Rats prenaient l’avance au score pour mener 3-1. Après un premier pc repoussé à la 39e, Boon plaçait son sleep à mi-hauteur côté stick. Imparable ! (2-1). Turner prenait une jaune juste après le but pour rouspétance. Carton fatal pour le Léopold qui allait à nouveau encaisser à la 42e, lorsque Truyens reprenait en un temps un centre en retrait pour envoyer la balle au fond (3-1). Les visiteurs réagissaient en fin de 3e quart et assiégeaient le cercle du Racing, sans parvenir à marquer.

Il fallait attendre la 55e pour voir le Léo se rapprocher au score. Zimmer concluait une belle phase en envoyant un sleep puissant décroisé que le joueur posté sur la ligne ne pouvait repousser (3-2). Une incursion de part et d’autre plus tard, Boon lançait Charlier dans le cercle, l’attaquant plongeait tout comme Henet. La collision était impressionnante et le gardien mettait du temps à se relever mais c’était plus de peur que de mal. Alors qu’il restait six minutes à jouer, Bessel décidait tout de même de sortir le gardien. La tactique était osée et n’allait malheureusement pas porter ses fruits. La rencontre se terminait à un rythme de jeu élevé et parfois brouillon. Au coup de sifflet final, le Racing explosait de joie, conscient d’avoir vaincu un adversaire direct. « On doit peut-être encore être plus efficace. Mais à part le premier quart d’heure, on est selon moi la meilleure équipe sur le terrain. Les playoffs sont encore loin et on manque encore de constance. Nous ne sommes pas loin de la première place et c’est notre objectif », expliquait Cédric Charlier. « On prend trop de cartes aux mauvais moments et cela nous arrive trop souvent depuis le début de la saison », pestait Eliott Van Strydonck. « Ils ont été plus efficaces que nous aujourd’hui et de notre côté, on ne concrétise pas nos temps forts ».

Braxgata-Watducks 1-2

Les buts : 10′ Luypaert sur stroke (1-0), 16′ Boccard (1-1), 55′ Masso (1-2)

Il s’agissait là potentiellement d’un match piège pour les deuxièmes au classement. Le Watducks, récent vainqueur du Dragons, pouvait en effet se faire surprendre sur le terrain d’Anversois toujours capables de déranger les meilleures équipes. Après dix minutes de jeu, Luypaert faisait douter son adversaire en ouvrant la marque sur stroke. Mais la réaction du Watducks n’allait pas se faire attendre et Boccard égalisait au quart d’heure. Le score ne changeait pas jusqu’à la pause et il fallait même attendre le dernier quart pour que Masso ne donne l’avance à ses couleurs (1-2). Les Waterlootois résistaient ensuite pour maintenir la victoire jusqu’au coup de sifflet final. « Ça n’a clairement pas été un grand match aujourd’hui. Les conditions étaient difficiles et techniquement comme tactiquement, nous n’étions pas dans un grand jour », concédait de Saedeleer. « On sait très bien qu’on ne sait pas jouer à notre meilleur niveau chaque weekend et c’est donc rassurant de pouvoir repartir avec les trois points, même lors d’un jour sans », concluait l’ex-international.

Orée-Daring 3-2

Les buts: 10′ G. Cosyns (0-1), 24′ Callioni (1-1), 33′ Moretto (2-1), 48′ Bergner (3-1), 51′ T. Cosyns (3-2).

Les Oréens ne s’arrêtent décidément plus de surprendre, à domicile, des candidats au Top 4. Face au Daring, les Woluwéens ont très bien défendu et trouvé le chemin des filets à trois reprises pour s’offrir une belle victoire devant leur public. « On a très bien travaillé l’un pour l’autre défensivement. La rencontre était très partagée dans l’ensemble mais Arnaud Flamand a fait un très bon match aujourd’hui », expliquait Jérôme Dekeyser. La rencontre n’avait pourtant pas débuté de la meilleure des manières pour les locaux puisqu’après dix minutes de jeu, Geoffroy Cosyns mettait son équipe devant au score (0-1). Mais Callionni remettait les équipes à égalité avant la pause( 1-1). Mieux encore pour les troupes de Zoulou Brûlé, Moretto faisait le 2-1 juste avant la pause. Bergner alourdissait le score en 2e période sur pc (3-1). L’Orée se pensait alors à l’abri mais c’était sans compter sur l’abnégation du Daring qui revenait à un but via Tanguy Cosyns(3-2). Les Molenbeekois tentaient le tout pour le tout et s’offraient un stroke puis deux pc à quelques secondes de la fin du match. Malheureusement pour les visiteurs, Arnaud Flamand repoussait tout. Grâce à cette victoire, l’Orée se rapproche à trois points de la 6e place de son adversaire du jour. « Nous vivons une saison où nos objectifs changent un peu tous les week-ends », soulignait Dekeyser. « Notre premier objectif est de ne pas descendre mais en tant que sportif, on veut toujours viser plus haut. On a encore une marge de progression offensivement où on manque d’automatismes. On continue à progresser et on s’entraîne très bien et c’est très positif ».

Antwerp-Louvain 2-3

Les buts : 21′ Garcia (0-1), 24′ Briels (1-1), 41′ Garcia (1-2), 52′ Russell sur pc (2-2), 58′ Garcia (2-3).

Le héros du jour s’appelle Guillermo Garcia du côté des Universitaires. L’attaquant espagnol, auteur d’un triplé ce dimanche, a permis à son équipe de prendre trois points, alors que l’Antwerp est passé tout près du match nul. Les deux équipes ont réalisé un chassé-croisé jusqu’au dernier quart. Garcia ouvrait le score à la 21e mais Jim Briels ripostait trois minutes plus tard. Willy Garcia donnait à nouveau l’avance à Louvain, dix minutes après la reprise, mais une fois de plus, l’Antwerp recollait au score, via Russel sur pc cette fois-ci (2-2). Intenable sur le terrain, Garcia marquait son troisième but du jour à la 52e et offrait la victoire à son équipe, même si les Anversois se mordent encore les doigts de ne pas avoir sorti la balle du cercle lors de leur dernier pc. Le score aurait sinon été de 3-3. « Quand on avait la balle, on jouait bien et on a dominé notre adversaire. Sans la balle, nous n’avons vraiment pas très bien défendu », ajoutait Garcia, avant d’aborder le reste de la saison des Universitaires. « On en a discuté jeudi à l’entraînement et on a décidé de prendre match par match. Parce que si l’on regarde trop loin, on se met de la pression inutilement et cela ne nous réussit pas».

Wellington-Beerschot 1-6

Les buts : 2′ Ibarra sur pc (0-1), 3′ Paton (0-2), 5′ Rossi sur stroke (0-3), 7′ Perez (0-4), 40′ Perez (0-5), 47′ Ibarra (0-6), 49′ Bull sur rebond de pc (1-6).

Le Beerschot n’a laissé aucune chance à son adversaire du jour en plantant six buts sur le terrain du Wellington. Les promus étaient déjà menés 0-4 après seulement sept minutes de jeu ! Ibarra trouvait le chemin du but sur pc après seulement deux minutes, rapidement imité par Paton soixante secondes plus tard. Rossi transformait ensuite un stroke à la 5e avant que Perez ne parachève les sept minutes de folie des Ours (0-4). Il fallait ensuite attendre la deuxième période pour que les Anversois n’enfoncent un peu plus le clou. Perez réalisait le doublé cinq minutes après la reprise et Ibarra faisait de même à la 47e (0-6). Après cinquante minutes de match, le Beerschot avait déjà infligé un score de tennis comme le veut l’expression tant (trop ?) utilisée. Andy Bull sauvait l’honneur du Wellington sur rebond de pc mais la messe était déjà dite depuis bien longtemps. Cette large victoire replace le Bee à quatre unités de la première place de descendant de l’Antwerp. Au Wellington, on doit se dire que le reste de la saison semblera bien long…

Le classement:

Photo: Marc Lequint

Bertrand Lodewyckx

 

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