Le rêve américain à portée de stick

Depuis plusieurs années, le hockey sur gazon aux Etats-Unis commence à sortir de l’ombre de son grand-frère, le hockey sur glace. Si en Belgique, ce sont surtout les récentes performances de l’équipe masculines qui occupent l’espace médiatique, c’est tout l’inverse aux USA, où ce sont les dames qui sont bien les plus reconnues.

Lorsqu’on parle de hockey avec un Américain, il n’imagine même pas qu’on puisse lui parler d’un sport qui se pratique sur le gazon. Par contre, les Américaines, elles, sont plus au courant de l’actualité d’un sport qui est de plus en plus populaire aux Etats-Unis. Surtout que l’équipe nationale enchaîne les bons résultats. Vainqueures des derniers Jeux Pan-Américains devant l’Argentine, les USA ont surtout terminé cinquièmes des Jeux Olympiques à Rio. Quatre ans seulement après avoir fini dernières à Londres. Preuve que le hockey sur gazon est pris au sérieux outre-Atlantique, ce qui n’a pas manqué de se faire remarquer en Belgique.

Le Pingouin est un des premiers clubs à avoir recruté aux Etats-Unis, pour ses deux équipes premières. Will Holt, capitaine de l’équipe masculine et récent meilleur joueur et meilleur buteur du premier tour de la World League est arrivé accompagné de Kelly Joyce, internationale de 23 ans. Les deux font actuellement le bonheur des Nivellois et ont embarqué avec eux leur puissance physique et leur jeu rugueux, signature du hockey américain. D’autres ont depuis longtemps fait le chemin inverse. Julie Fosseprez, joueuse de division d’honneur au Wellington, est partie un an à Washington et a brillé dans le championnat universitaire. Une autre Julie, De Paeuw, ancienne de Louvain, n’est pas encore revenue de Fairfield, où elle termine ses études, en même temps qu’elle poursuit sa progression en hockey avec sa « fac ». Eleonore Agneessens fait aussi partie du contingent belge présent aux USA.

Bref, autant de Belges qui sont parties réaliser leur rêve américain pendant une saison, ou plus, et qui vantent les mérites du hockey états-unien, dont les infrastructures font parfois rêver. L’université du Michiganstage-michigan-bcp-joueuses en est un bon exemple. Un terrain mouillé ultra-moderne, entouré d’une gigantesque tribune et d’un complexe pour sportifs de haut niveau. Un lieu de rêve pour beaucoup de hockeyeurs et hockeyeuses et qui a tapé dans l’œil de Hockey Values, qui y a envoyé cinq joueuses l’été passé, le temps d’une semaine. Pour pouvoir vivre cette expérience incroyable, elles ont d’abord participé à un stage unique en Belgique et uniquement réservé aux filles. « Ma mère avait vu que Hockey Values organisait un stage pour filles au Léopold à Pâques. C’était un concept nouveau et c’est ça qui nous a convaincu d’y aller. Et avec un superbe voyage à gagner, nous étions encore plus motivées ! »,explique Romane Dewelde, jeune joueuse de l’équipe première du Léopold. « Il y avait vraiment un bon niveau pendant le stage», renchérit Emma Janssen, qui joue également dans le club ucclois. Encadrées par des joueurs et des entraineurs de division d’honneur, les ‘stagiaires’ du  ‘USA Here We Come Camp’ progressent au fil de la semaine, avec l’espoir d’être sélectionnées pour la semaine de stage proposée par Hockey Values dans l’université du Michigan.

Au final, cinq participantes ont la chance de pouvoir s’envoler fin juin pour une semaine de hockey intensif dans des infrastructures dignes des plus grands. L’accueil une fois sur place, a en tout cas marqué les heureuses élues. « Les gens étaient super enthousiastes, super accueillants à nous dire ‘bienvenue dans votre nouvelle famille’. Ils nous ont tout de suite mis à l’aise », s’enthousiasme Emma Janssen. « Il y avait une coach qui parlait un peu français et elle était super gentille avec nous », explique Maud Dewelde tandis que sa grande soeur souligne la vie en communauté sur le campus. « C’était super chouette. Toutes les filles américaines étaient là aussi sur place et donc on était souvent avec elles aussi. On commençait à jouer tôt et on terminait tard. Nous disputions même un petit tournoi après le repas chaque jour. En fait, nous avons d’abord eu deux jours de stage disons normal puis trois jours vraiment intensifs ». L’occasion de pouvoir apprendre d’une autre façon de jouer au hockey, moins technique qu’en Belgique mais par contre bien plus physique. « Elles couraient vachement vite et n’avaient pas peur de foncer tout droit sur nous. Je pense que grâce à cela, nous sommes moins impressionnées en match quand une adversaire joue physique », affirme Romane Dewelde.

Et si les Belges ont progressé pendant cette semaine, elles retiennent surtout l’expérience qu’elles ont vécue, à des milliers de kilomètres de chez elles. « Il y avait une super bonne ambiance, nous étions super complices. Je pense que c’est une expérience qu’on ne pourra pas refaire souvent. On s’en souviendra ! », conclut Emma Jannsen.

D’autres joueuses pourraient pourtant bientôt vivre le même rêve américain que les cinq Belges parties dans l’université de Michigan puisque Hockey Values remet le couvert pendant les vacances de Toussaint à l’Oranje, où quarante joueuses auront peut-être la chance d’être sélectionnées pour cette aventure incroyable.

Plus d’informations :  http://hockeyvalues.com/stages/ ou envoyez un mail à inscriptions@hockeyvalues.com

 

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Bertrand Lodewyckx

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