Le Racing remporte difficilement le derby ucclois

Racing-Léopold 3-2

Racing : Gucassoff, Vanwetter, Harte, Rickli, Lootens, Truyens, Meurmans, S.Gougnard, Versluys, Boon, Charlier puis Lambeau, Weyers, B.Gougnard, Dalla Palma et Vanneste.

Léopold : Henet, J.Verdussen, Van Strydonck, Eaton, Poncelet, Cuvelier, Thiéry, Zimmer, Plennevaux, A.Verdussen, Turner puis J.Plennevaux, Dupont, De Trez, Englebert et Lemaire.

Les arbitres : MM.N.Stenier et M.Pontus.

Cartes vertes : 33′ Lemaire, 53′ Boon.

Cartes jaunes: 40′ Turner, 68′ Versluys, 68′ Zimmer.

Les buts : 15′ M.Plennevaux (0-1), 32′ B.Gougnard (1-1), 40′ Boon sur pc (2-1), 42′ Truyens (3-1), 55′ Zimmer sur pc (3-2).

Ce dimanche sonnait comme la fin d’une semaine décisive pour les Ucclois du Léopold, qui se déplaçaient chez leur voisin du Racing. Un derby d’autant plus explosif que l’enjeu pour les hommes de Bessel était déjà crucial puisqu’en cas de défaite, la pire des équations plaçait le Léopold à sept points du Top 4. A l’issue des septante minutes, les Ucclois pouvaient se mordre les doigts de ne pas avoir concrétisé leurs temps forts.

Le 1er quart de la rencontre allait accoucher d’un scénario très pauvre en occasions de but. Mis à part deux incursions de Zimmer et de Max Plennevaux, les dix premières minutes du match n’étaient pas franchement passionnantes. Le Léopold dominait les débats et était récompensé au quart d’heure, lorsque Max Plennevaux se jetait devant Gucassoff pour dévier la balle au fond (0-1). «Ils nous pressé très haut et nous avons eu un certain temps d’adaptation», concédait Cédric Charlier.

Le 2e acte n’allait pas être plus ouvert et le Léopold poursuivait sur sa lancée. Avant la demi-heure, il n’y avait qu’un centre de Zimmer et un de Vanneste à signaler. A la 30e, Charlier forçait le pc mais Henet repoussait du sabot l’envoi puissant de Boon. Le Racing revenait petit à petit dans la partie et à trois minutes du terme, l’équipe locale égalisait. Suite à une récupération de Vanneste à trente mètres du but, Boon jouait rapidement et s’en allait vers la ligne de fond. Il butait sur Henet mais Boris Gougnard était attentif au rebond et envoyait la balle vers le but. Henet déviait du sabot dans son propre but (1-1). Versluys puis Dalla Palma passaient tout près du 2-1 en fin de mi-temps mais Henet ne concédait rien. «On manque de concrétisation. Dans ce genre de match, tu n’as pas beaucoup d’occasions et il faut les mettre au fond», regrettait Van Strydonck.

La deuxième période voyait le Racing reprendre le cours du jeu à son compte. En moins de cinq minutes, les Rats prenaient l’avance au score pour mener 3-1. Après un premier pc repoussé à la 39e, Boon plaçait son sleep à mi-hauteur côté stick. Imparable ! (2-1). Turner prenait une jaune juste après le but pour rouspétance. Carton fatal pour le Léopold qui allait à nouveau encaisser à la 42e, lorsque Truyens reprenait en un temps un centre en retrait pour envoyer la balle au fond (3-1). Les visiteurs réagissaient en fin de 3e quart et assiégeaient le cercle du Racing, sans parvenir à marquer.

Il fallait attendre la 55e pour voir le Léo se rapprocher au score. Zimmer concluait une belle phase en envoyant un sleep puissant décroisé que le joueur posté sur la ligne ne pouvait repousser (3-2). Une incursion de part et d’autre plus tard, Boon lançait Charlier dans le cercle, l’attaquant plongeait tout comme Henet. La collision était impressionnante et le gardien mettait du temps à se relever mais c’était plus de peur que de mal. Alors qu’il restait six minutes à jouer, Bessel décidait tout de même de sortir le gardien. La tactique était osée et n’allait malheureusement pas porter ses fruits. La rencontre se terminait à un rythme de jeu élevé et parfois brouillon. Au coup de sifflet final, le Racing explosait de joie, conscient d’avoir vaincu un adversaire direct. « On doit peut-être encore être plus efficace. Mais à part le premier quart d’heure, on est selon moi la meilleure équipe sur le terrain. Les playoffs sont encore loin et on manque encore de constance. Nous ne sommes pas loin de la première place et c’est notre objectif », expliquait Cédric Charlier. « On prend trop de cartes aux mauvais moments et cela nous arrive trop souvent depuis le début de la saison », pestait Eliott Van Strydonck. « Ils ont été plus efficaces que nous aujourd’hui et de notre côté, on ne concrétise pas nos temps forts ».

Bertrand Lodewyckx

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