Le Dragons arrache le titre

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Bertrand Lodewyckx

Le Racing a cru pouvoir pousser son adversaire aux shoot-outs mais Arthur Van Doren en a décidé autrement.

Dragons-Racing 3-3

Les Ucclois sont décidément maudits en finale. Pendant un quart d’heure, les Rats menaient même d’un but, ce qui les dirigeaient vers une séance de shoot-outs. Mais Arthur Van Doren s’est fâché, a dribblé deux joueurs avant d’égaliser en plaçant entre les jambes de Jérémy Gucassoff. Grâce à sa victoire de jeudi, ce match nul signifiait un nouveau titre pour les hommes de Jean Willems qui sautaient de joie après une rencontre très serrée et équilibrée. Et si c’est le Dragons qui repart avec les lauriers, c’est pourtant son adversaire qui aura dominé presque toute la rencontre.

Extrêmement concentrés et appliqués, les Ucclois étaient néanmoins supris à la 11e lorsque O’Donoghue trouvait le chemin du but sur pc. Son envoi dans le coin droit du but ne laissait aucune chance à Gucassoff (1-0). Un autre Irlandais, Conor Harte ripostait cinq minutes plus tard sur la même phase (1-1). A l’issue du premier quart, le score de 1-1 reflétait parfaitement la physionomie de la rencontre puisque le Dragons avait dominé le début de rencontre tandis que le Racing prenait l’ascendant à partir de la 10e.

Le deuxième quart était plus animé que le premier acte et la balle fusait d’un cercle à l’autre. A la 20e, Briels décalait Raes bizarrement esseulé en tête de cercle. Le jeune anversois plaçait joliment la balle dans le coin du but d’un flat puissant (2-1). Pendant dix minutes, Charlier, Versluys mais aussi O’Donoghue tentaient leur chance mais butaient systématiquement sur les derniers remparts. Il fallait alors trouver de nouvelles options. A ce petit jeu-là, c’est le Racing qui se montrait le plus intelligent. A la 28e, Versluys recevait un petit flick dans le cercle. Son contrôle était parfait et tandis que la balle bondissait devant lui, l’attaquant armait une volée de revers qui faisait mouche (2-2). Le Racing prenait alors les choses en main et se montrait plusieurs fois dangereux. C’est pourtant le Dragons qui allait connaitre la plus grosse occasion de cette fin de première mi-temps. Lambeau accrochait malencontreusement le stick de Thys à hauteur du point de stroke alors que Thys se dirigeait tout droit vers le but. L’homme en jaune sifflait un stroke. Thys plaçait à côté !

Après cinq minutes d’observation après la reprise, Thys se retrouvait face au gardien mais son envoi rebondissait sur les guêtres de Gucassoff. Dans la foulée, le Racing s’offrait un pc, que les Ucclois ne convertissaient pas. Charlier et Briels étaient les attaquants en vue du 3e quart, mais aucun des deux ne trouvait la faille. C’est Aldo Dalla Palma qui faisait sauter de joie tout le kop bruxellois après qu’il ait inscrit le 2-3 à vingt minutes du terme. Le Racing poussait virtuellement son adversaire aux shoot-outs.

Le dernier quart était très tendu, le Racing se montrant dangereux sur contre tandis que le Dragons assiégeait le cercle de Boon&cie. « On a le 4-2 plusieurs fois au bout du stick, mais on ne la met pas », regrettait Truyens à l’issue du match.  A un quart d’heure du terme, Dalla Palma recevait un joli flick dans le cercle et se retrouvait nez à nez avec Loic Van Doren. Sa reprise était trop molle pour inquiéter le gardien. Entre la 55e et 60e, le Dragons se procurait deux pc, sans pouvoir la mettre au fond. Charlier, très présent ce dimanche, butait deux fois de plus sur Loic Van Doren, avant que son frère ne monte dans le cercle adverse. Il recevait alors la balle le long de la ligne de fond et dribblait deux joueurs avant de placer entre les jambes de Gucassoff à la 65e. Tout un club pouvait enfin souffler après un quart d’heure d’intense suspense. A trois minutes du coup de sifflet final, le Racing sortait son gardien, mais la tactique ne changeait pas la donne et les Ucclois s’inclinaient une fois de plus en finale. « C’est certain qu’on ne joue pas notre meilleur match de la saison. Jeudi non plus d’ailleurs. Mais les finales sont souvent comme cela et l’important au final est le titre » se réjouissait Van Aubel, tandis que Truyens était dépité, presque fataliste après cette nouvelle défaite. « On doit garder le 3-2 et aller aux shoot-outs, mais cela se joue sur rien, comme toujours ». Le Racing est-il maudit ? « En finale, oui », regrettait Tchouk.

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