L'Allemagne se qualifie à la dernière seconde!

Ceux qui sont restés debout jusque près de trois heures du matin auront vécu leur lot d’émotions dans un match complètement fou entre l’Allemagne et la Nouvelle-Zélande. Lorsqu’on parle de victoire dans la dernière seconde, il s’agit souvent d’une métaphore pour dire que la victoire a été remportée lors des derniers instants. Cette fois-ci, l’expression est à prendre à la lettre. Il ne restait qu’ 1.4 secondes lorsque Fuchs déviait la balle au fond et offrait une qualification miraculeuse à l’Allemagne. Il n’y a décidément que les Allemands pour faire cela.

Les Néo-Zélandais avaient pourtant livré une prestation héroïque jusque-là, tenant en échec les champions olympiques en titre jusque dans les quarante dernières secondes. A la 17e, Hugo Inglis, le futur joueur du Braxgata se fendait d’un superbe solo dans le cercle pour tromper Jacobi (1-0). Contre toute attente, les Kiwis menaient contre une Allemagne pas au top de sa forme. Pendant plus de trente minutes, les troupes de Colin Batch résistaient et repoussaient systématiquement les tentatives adverses.

Mieux, ils doublaient la mise à moins d’un quart d’heure du terme. Inglis, auteur d’une prestation cinq étoiles forçait un pc. Russel sleepait juste sur le stick de McAleese qui s’était jeté pour dévier la balle au fond (2-0). Pour tout vous avouer, le titre de l’article était déjà prêt: Énorme surprise des Kiwis face à l’Allemagne. Mais c’était sans compter sur le mental légendaire de Furste&cie, qui poursuivaient leurs assauts sans broncher. Manchester sortait deux arrêts magnifiques en l’espace de deux minutes. A cinq minutes du coup de sifflet final, la messe semblait dite. A un peu plus de six minutes du terme, l’Allemagne décidait de sortir son gardien.

A la 55e, Furste réduisait le score sur pc d’un envoi puissant entre les jambes du gardien. Les deux légendes du hockey allemand se mettaient en évidence dans les moments décisifs. Hauke trouvait un nouveau pc à 180 secondes de la fin. Grambusch sleepait sur le gardien néo-zélandais. Furste avait une dernière possibilité à 40 secondes du terme. A nouveau, le puissant médian trouvait le fond du but grâce à un sleep puissant placé légèrement à gauche de Manchester (2-2). En l’espace de deux minutes, l’Allemagne venait de miraculeusement inverser la tendance et n’allait pas en rester là. Dans un ultime sprint, Oruz centrait d’un tir puissant vers le point de stroke. Fuchs se jetait juste devant le gardien et envoyait la balle au fond alors que le marquoir n’affichait plus qu’1,4 secondes à jouer!(2-3)

Un dernier quart intense en émotions avec des rebondissements incroyables qui ne pouvait laisser le coach allemande de marbre. Il sautait dans les bras de ses joueurs, les larmes aux yeux tandis que les Néo-Zélandais s’effondraient au coup de sifflet final, eux qui sont passés tellement près d’un exploit gigantesque.

Bertrand Lodewyckx

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