"L'affaire Sander Baart", les réactions

C’est l’affaire dont tout le monde parle depuis que le score d’Orée- Antwerp s’est finalement soldé par un forfait pour les Anversois. La raison ? Sander Baart, l’international hollandais arrivé cette saison à l’Antwerp, n’a pas été inscrit dans les délais dans le système Dimasports et n’est donc pas régulièrement affilié en division d’Honneur. La personne en charge de remplir la feuille de match pour le club anversois l’a tout de même inscrit sur la feuille de match, alors qu’elle n’y était pas autorisée. La sanction est double pour l’Antwerp : Sander Baart ne pourra pas jouer cette saison en division d’honneur et l’Orée remporte la rencontre sur un score de forfait.

L’affaire a suscité de nombreuses réactions, tant du côté des joueurs que chez les entraineurs et les observateurs assidus du hockey belge.

Plusieurs internationaux ont donné leur avis à Tip-in. Ainsi, Tanguy Cosyns trouve cela « dommage pour le joueur et pour le spectacleJe suis pour qu’il joue. Toutes les équipes de division d’honneur savaient depuis bien longtemps (février 2016 Ndlr) qu’il allait jouer à l’Antwerp », poursuit le Red Lion. « Je n’aurais pas eu la même opinion s’il avait signé juste avant la date butoir. Il y a clairement une erreur administrative dans ce cas ». L’attaquant du Daring questionne également le rôle de son ancien club Oranje Zwart (devenu Oranje Rood). « Je trouve ça bizarre qu’il soit toujours affilié là-bas… Je suis perplexe par rapport au rôle joué par Oranje Rood parce qu’ils ne se sont pas occupés de sa désaffiliation. J’espère qu’il pourra jouer parce que l’Antwerp compte sur lui et toutes les équipes étaient de toute façon préparées à l’affronter ».
Florent Van Aubel abonde dans le même sens, même s’il s’interroge sur la suite des événements si une exception est faite. « Je suis tout à fait d’accord qu’il joue. Sander (Baart Ndlr) et l’Antwerp n’ont pas voulu nous jouer un mauvais tour, c’est juste une erreur administrative, avec de grosses conséquences », souligne-t-il. « Mais j’ai peur que si l’on fait une exception pour lui, d’autres dans le même cas voudront aussi que l’on fasse une exception. Pourquoi Sander Baart et pas quelqu’un d’une autre division ? Ce serait injuste. Je pense qu’il faut que la fédération change quelque chose dans le règlement et qu’ils expliquent par communiqué de presse qu’ils le laissent jouer et pour quelles raisons », confie l’attaquant international du Dragons.
Pour Alexandre de Saedeleer, l’ancien Red Lion du Watducks, le règlement est connu de tous et il faut savoir le respecter. « Il y en a eu d’autres dans le cas avant lui et même encore cette année. Il y a une règle qui stipule qu’il faut inscrire un joueur le mercredi avant le premier match. Chacun est responsable de ses actes », argumente Chouchou. « C’est dommageable pour l’Antwerp et le championnat belge mais il n’y a pas de raisons de faire une exception pour lui et pas pour les autres ».

Du côté des certains observateurs du hockey belge, on estime qu’ « il faut peut-être changer ce règlement, mais pas cette fois-ci. Le règlement existe et il doit être appliqué. Il y a eu le même cas avec l’un des deux frères de Mot il y a quelques années. Pourquoi faire un jugement différent maintenant? Si l’on fait une exception, c’est ouvrir les portes à toutes sortes de réclamations pour beaucoup de cas différents, avec des recours au tribunal du sport etc. Et une fois que les portes sont ouvertes, il est difficile de les refermer », affirme Philippe de Munck, ancien gardien ayant évolué en Division d’Honneur.

Enfin, pour le coach de l’Orée, dont l’équipe était opposée à Sander Baart dimanche, la situation est vraiment délicate. «Le règlement reste le règlement. On sait depuis longtemps qu’il est transféré, ce n’est pas une surprise. Mais si on le laisse jouer et que l’Antwerp se maintient et fait descendre un autre club, on pourrait aussi avoir des réclamations. L’année prochaine, peut-être que des clubs sortiront des noms par surprise et que la fédération devra accepter de les faire jouer », s’interroge Jean-Philippe Brulé. « Nous avons eu une affaire il y a deux ans (concernant John Dabin du Racing Ndlr) et le règlement a été appliqué. Sans cela, on se serait peut-être maintenus en division d’honneur. C’est à la fédération de décider mais ils ne peuvent pas le laisser jouer si les présidents des onze clubs de division d’honneur sont contre. Il faut envoyer un mail à tous ces présidents et leur demander leur accord. S’ils acceptent, alors Sander Baart pourra jouer cette saison. Cela me semble la meilleure solution », conclut le coach de l’Orée.

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Bertrand Lodewyckx

Photo: David Young

2 Comments on “"L'affaire Sander Baart", les réactions”

  1. Phil

    Un grande majorité souhaite qu’il joue. Donc l’ARBH devrait accepter un arbitrage CBAS, après avoir consulté ses administrateurs et les présidents de clubs DH et en accord avec l’Antwerp. L’arbitrage doit se faire en amiable composition et donc avec possibilité de recours à l’équité . La CBAS décidera de manière independante et indiquera à partir de quand il peut jouer. C’est à mon avis la solution la plus correcte. Et l’ARBH ferait bien de proposer des modifications du règlement au plus vite…

  2. Golfeur0

    Ouvrons la boite de pandore….
    Si la federation le laisse jouer il n’y a plus de règlement qui tienne….
    Mais je ne m’etonne plus de rien dans la sphère fédérale…

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