Dernière ligne droite pour les Red Panthers avant la World League

Notre équipe nationale dames participera à la demi-finale de la World League du 21 juin au 2 juillet à la Rasante. A un peu plus de septante jours de la compétition, les Red Panthers ont disputé une double rencontre contre la Grande-Bretagne, avec à la clé, une magnifique victoire et une défaite avec une équipe composée de nombreuses nouvelles joueuses. Un retour aux affaires presque parfait, quelques semaines avant d’entrer dans leur préparation finale pour ce tournoi qualificatif pour la Coupe du Monde.

Se reconstruire

Lors de l’entame de demi-finale de la World League à la Rasante, cela fera deux ans presque jour pour jour que les Red Panthers n’auront pas disputé la moindre compétition officielle. Après la cruelle désillusion de la non-qualification pour Rio, nos internationales ont dû rebondir, tourner la page d’un échec douloureux. « Ça a été difficile, c’est sûr mais nous n’avons rien lâché. On a repris avec une base solide et avec depuis pas mal de joueuses de talent qui nous ont rejoint », expliquait Anouk Raes lors de la conférence de presse organisée avant la rencontre de ce mardi face à la Grande-Bretagne. « Nous nous sommes vraiment remises en question mais on est restées soudées et c’est le plus important », embrayait Alix Gerniers. Pendant près d’un an, c’est Niels Thijssen qui a assuré l’intérim, après le départ de Pascal Kina. Avec pour principal objectif de reconstruire une équipe et s’assurer de leur niveau physique, technique, tactique et mental pendant une longue période de transition. Une période qui a pris fin peu après l’entrée en fonction de la Néerlandaise Ageeth Boomgaardt à la tête des Red Panthers en juin 2016.  En collaboration avec Xavier Reckinger, alors coach des U21, la coach de l’équipe nationale dames élargit son noyau et l’ouvre à plusieurs joueuses U21 qui pourront faire leur preuve avec les Panthers.

Période de turbulence

La priorité est tout de même donnée à la préparation de la Coupe du Monde pour les U21 et les A s’occupent surtout de progresser physiquement avant leur stage en Janvier en Afrique du Sud. « Ageeth Boomgaardt met beaucoup d’énergie dans son travail et elle demande la même chose à ses joueuses. Cela correspond à sa mentalité néerlandaise. Elle a un peu tout secoué », soulignait Anouk Raes. Sauf qu’après un peu plus de neuf mois de travail, Boomgaardt décide de quitter ses fonctions. La raison ? « Un décalage entre l’équipe et le staff au niveau de la dynamique de groupe » selon Adam Commens, également présent à la conférence de presse. Cette séparation, à seulement trois mois de la World League, a de quoi étonner et a fait beaucoup de bruit. Difficile pourtant de connaître toutes les raisons qui ont poussé la coach néerlandaise à prendre la décision elle-même de partir. « Ce ne sont pas que les joueuses qui décident, il y a aussi des gens au-dessus de nous. Comme pour chaque staff, il y a des choses qui se passent bien et d’autres pas », justifiait Anouk Raes.

Elle est remplacée par Niels Thijssen et Simon Letchford comme T2. Le duo a donc repris les commandes de l’équipe nationale dames, avec le souci de continuer le travail accompli par Boomgaardt. « On poursuivra le plan qu’on suit depuis deux ans. Le plan tactique est bon aussi et nous n’allons pas tout changer. Cela se fera dans la continuité même si je ne suis pas Ageeth et Ageeth n’est pas moi. J’apporterai ma touche personnelle », répondait Niels Thijssen, le coach des Red Panthers.

Dernière ligne droite

Après leurs deux rencontres face à la Grande-Bretagne et leurs deux autres matchs amicaux à venir contre l’Allemagne, les Belges entreront, après les playoffs, dans la phase finale de leur préparation, à deux mois de la demi-finale de la World League à la Rasante. Des semaines entièrement consacrées au hockey, avec un seul objectif en tête : se qualifier pour la Coupe du Monde. Actuellement 14e mondiales, les Red Panthers ont été versées dans la poule de l’Australie (4e), de la Nouvelle-Zélande (5e), de l’Espagne (10e) et de la Malaisie (22e).  Une poule relevée mais à la portée des Red Panthers qui ont déjà montré de belles choses face aux Britanniques. Surtout qu’à domicile, nos internationales auront une motivation supplémentaire pour aller le plus loin possible dans le tournoi. « C’est toujours spécial de jouer devant son public. Et c’est une bonne chose aussi que ce soit organisé à Bruxelles, après les compétitions à Anvers. On croit en cette qualification et on va tout faire pour. On est toutes très motivées », affirmait Anouk Raes.

Quant à la sélection, Niels Thijssen poursuivra avec un groupe élargi de 24 joueuses jusqu’aux playoffs, avant de choisir les joueuses qui participeront aux dernières semaines de préparation et à la demi-finale de la World League.

Bertrand Lodewyckx

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *