Dernière ligne droite pour les Red Cheetahs

A un mois tout juste de la Coupe du Monde Junior qu’elles disputeront au Chili du 24 novembre au 4 décembre, nos U21 Girls entament la dernière ligne droite de leur préparation. A la veille de leur entrée en matière d’un 4 Nations amical à Valence, Tip-in Hockey News a rencontré Xavier Reckinger, le coach des Red Cheetahs, qui revient sur la longue préparation qui a amené nos futures Red Panthers jusqu’ici.

1.Un travail de deux ans

A l’issue de la dernière Coupe d’Europe U21, disputée au Watducks, Shane Mc Leod cède le témoin à Xavier Reckinger avec pour principal objectif, la Coupe du Monde fin 2016. « Il n’y avait aucun vrai tournoi jusqu’à maintenant. La première saison (2014-2015), nous nous sommes entraînés tous les lundis pendant deux heures et la saison d’après nous avons décidé de faire deux jours d’entrainement, le lundi et le mardi, toutes les trois semaines ». Au menu de ces mini-stages, beaucoup de technique individuelle et de technique de base, « il y avait encore une bonne marge de progression à ce niveau-là et c’était le moment de le faire puisque nous n’avions aucune compétition », précise Reck. Le programme de l’été est par contre plus intense (deux fois trois semaines) et les Red Cheetahs font connaissance avec les premiers schémas tactiques à mettre en place. Un 4 Nations se profilait et il fallait donc arriver sur place avec certains automatismes.

Depuis la 1ère semaine de septembre, nos internationales U21 se retrouvent le lundi pour deux jours d’entrainement et de vie commune, en plus d’une autre séance le jeudi matin. « On se focalise beaucoup sur les aspects défensifs, le press, la défense dans le cercle. C’est vraiment ce qu’on doit améliorer. On joue contre la Nouvelle-Zélande, l’Espagne et la Chine à la Coupe du Monde. Je pense que nos meilleures opportunités peuvent venir du fait de défendre bas et de jouer le contre. Nous avons une équipe qui correspond à ce type de jeu et c’est également ce que les Red Panthers veulent mettre en place », explique le coach des Red Cheetahs.

2.Un travail main dans la main avec les Red Panthers

Depuis la prise de fonction d’Ageeth Boomgaardt, Xavier Reckinger y voit un peu plus clair et travaille de concert avec la coach des Red Panthers. « Nous avons commencé au début avec 35 joueuses. La question a longtemps été de savoir si les joueuses des A allaient aussi jouer avec nous. Avec les changements de coachs etc., ce n’était pas très clair. Ageeth a testé quelques joueuses cet été et donc certaines joueuses partaient puis revenaient. J’ai appris à la fin de l’été que deux joueuses réintégraient le noyau U21, qui n’a pas tellement changé ces deux dernières années. Il y a une bonne base qui a participé aux deux étés de préparation. Mais de toute façon, un programme U21 doit être axé vers les A selon moi ».

3.Un programme chargé

«En un mois, les filles vont presque jouer autant de matchs que lors d’une partie de saison », souligne l’ancien international. Au programme pour les Red Cheetahs : un tournoi amical à Valence avec quatre rencontres, trois matchs de championnat avant le départ et deux rencontres amicales au Chili avant l’entame de la compétition. Un mois fort chargé qui va permettre à l’équipe de mettre en place les dernières tactiques, de parfaire les automatismes et de peaufiner les derniers détails.

4. Les forces

«Nous avons un très bon pc défensif et avec les retours de Joanne Peeters et de Stéphanie Van den Borre, nous avons aussi des arguments sur pc offensif. Sinon je pense que peu de nations ont eu une préparation comme la nôtre. Nous allons forcément grandir pendant le tournoi, mais comme les filles se connaissent, qu’elles ont déjà beaucoup travaillé ensemble, je crois que nous arriverons très bien préparées », affirme Xavier Reckinger.

5.Quels objectifs ?

Difficile de pouvoir réellement se prononcer à l’aube de tournois juniors. Au contraire des A, les équipes jeunes changent souvent et peu d’images de rencontres sont disponibles. La Belgique, comme beaucoup d’autres nations, débarqueront au Chili quelque peu dans l’inconnu, tout comme à Valence cette semaine. « Nous allons en Espagne pour gagner tous nos matchs, sinon ça ne sert à rien de venir. Mais c’est vrai que nous allons tester différentes tactiques, on va parfois jouer à dix. Il ne faudra pas trop montrer non plus puisque nous retrouverons l’Espagne dans notre poule en Coupe du Monde », souffle le coach des U21 Girls.  L’occasion également de déterminer quelles sont les meilleures positions pour les joueuses et les schémas tactiques les plus efficaces.

Tout cela dans le but de faire mieux que lors de la dernière Coupe du Monde disputée par une équipe U21 Girls, c’est-à-dire une 13e place. « C’est très difficile de jauger le niveau de nos adversaires. J’ai vu quelques images de la Chine et elles jouent vraiment bien. Je pense que cela va dépendre de notre premier match contre la Nouvelle-Zélande. Nous avons les arguments pour les battre et après nous aurons deux matchs pour se qualifier pour le tour suivant. Idéalement, on devrait sortir de la poule mais si on ne se qualifie pas, rien n’est perdu. L’objectif général est de faire mieux que la dernière fois et de développer des filles pour les Red Panthers, avec la Coupe du Monde et les Jeux de Tokyo comme objectifs à long terme pour elle », conclut Xavier Reckinger.

Le programme des rencontres à Valence:

25.10: 17h00. Allemagne-Belgique

26.10: 15h00. Angleterre-Belgique

28.10: 18h00. Belgique-Espagne

29.10: 17h00. Belgique-Inde

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Bertrand Lodewyckx

 

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