Coup double pour le Racing

Les Rats ont livré deux prestations presque parfaites pour venir à bout d’un Léo coriace et décrocher leur billet pour la finale, mais aussi pour l’EHL.

Léopold-Racing 0-0

Racing-Léopold 2-0

La double confrontation entre les deux clubs ucclois s’annonçait serrée. Les spectateurs, venus en nombre, samedi comme dimanche, n’ont pas été déçus. Le suspense a duré jusqu’à vingt minutes du terme de la demi-finale retour, lorsque Charlier inscrivait le 2-0 d’une jolie déviation sur pc. Avant cela, seul Jérôme Truyens avait trouvé le chemin des filets dans le 1er quart. Les occasions de buts n’avaient pourtant pas manqué jusque-là.

Samedi, les Rats étaient accueillis sous les tambours et le mégaphone des jeunes supporters du Léo. Les Ultrats étaient bien présents mais on se rendait vite qu’on jouait sur la terre des Rouges et Blancs. Et alors que l’on s’attendait à un match fermé, les pénétrations dans le cercle lors du 1er quart étaient nombreuses. A la 4e, Mazzilli forçait le premier pc, mal négocié. Par la suite, Charlier, à plusieurs reprises, puis Thiéry à la 16e se montraient dangereux mais ne parvenaient pas à tromper les deux portiers.  Le 2e quart se résumait par contre seulement à un pc chacun, les adversaires du jour ne laissant que très peu d’espace en zone de conclusion.

En seconde période, les attaquants parvenaient à trouver quelques brèches, mais Charlier et  Plennevaux, plaçaient leurs envois sur le gardien alors que Cuvelier trouvait le poteau.  La plus grosse occasion du match pour le Racing, à un quart d’heure du terme, passait juste au-dessus de la cage d’Henet. Cargo reprenait une balle bondissante et n’avait plus qu’à pousser dans le goal vide mais il loupait sa reprise. C’était d’ailleurs l’une des dernières occasions franches du Racing, qui s’offrait tout de même un pc à la 68e, mais Henet sortait la balle du stick.

Le match retour, dimanche, s’annonçait des plus serrés et les spectateurs ne s’étaient pas trompés puisqu’ils s’étaient tous donnés rendez-vous au Racing pour découvrir celui qui allait rejoindre le Dragons en finale. Grâce à sa large victoire 6-0, et des doublés  signés Thys, Van Aubel et Briels, les Nord-Anversois avaient de quoi voir venir et allaient d’ailleurs s’imposer 7-0 dimanche avec notamment un nouveau doublé de Briels, qui revient en forme au bon moment.

La demi-finale aller Léopold-Racing:

 

Le suspense était donc uniquement présent au Racing. La moindre erreur pouvait directement se payer et le Léopold allait rapidement l’apprendre. Si c’était Zimmer qui était le premier à alerter la défense adverse d’un tir revers qui passait juste à côté, Truyens, après six minutes de jeu ne manquait pas la cible. A la base de l’action, Tchouk passait à Gougnard, qui isolait Versluys sur la ligne de fond. L’attaquant débordait et centrait vers Truyens, esseulé au 2e poteau et qui poussait facilement au fond (1-0). Une erreur de marquage, un but, c’est la dure loi du haut niveau. « Ce genre de match se joue sur des petits détails, ils les ont concrétisés, nous pas. On a aussi des occasions mais on ne les mets pas. Nous n’avons pas marqué en deux rencontres et c’est là qu’on peut s’en vouloir », regrettait Dimitri Cuvelier.  Juste avant la fin du 1er quart, Zimmer pensait avoir égalisé, mais il n’avait pas parcouru 5 mètres avant d’entrer le cercle après avoir joué son coup franc.

Le 2e quart était mieux geré par le Racing, mais même en s’étant octroyé deux pc, les Rats ne parvenaient pas à prendre l’ascendant et la rencontre pouvait basculer dans un sens comme dans l’autre.

A la reprise, les deux équipes arrivaient plusieurs fois aux abords du cercle mais les espaces se faisaient rares et les occasions de buts franches se comptaient sur le doigt d’une main. Le Racing jouait plus intelligemment le coup en s’offrant plusieurs pc. Ce n’est qu’à la sixième tentative que les hommes de Simon Letchford trouvaient le chemin des filets. Le sleep direct ne fonctionnant pas, Harte sleepait à ras de sol et trouvait le stick de Charlier, juste devant Henet. L’international déviait parfaitement dans le plafond du but (2-0).

Avec encore vingt minutes à jouer, tout restait encore possible pour le Léopold mais on sentait bien que cela allait être très difficile. Une minute après le but, Van Strydonck prenait une jaune sur un geste défensif plus impressionnant que réellement fautif. A partir de ce moment, la rencontre allait se tendre et les esprits s’échauffer. Malgré trois pc et un tir puissant superbement sorti par Guccassof, on allait surtout retenir les nombreuses cartes jaunes qui étaient sorties en fin de rencontre. « On ne veut pas assez mettre nos occasions aujourd’hui, nous n’avons pas été assez secs. Je suis également un peu déçu de l’arbitrage en fin de rencontre. Le match n’aurait jamais dû se terminer avec autant de cartes alors que l’esprit était excellent entre les joueurs », expliquait Cuvelier.

A la 68e, Dim prenait une jaune sévère, mais le pire allait se produire à quelques secondes du terme. John Verdussen, très peu coutumier du fait, heurtait le genou de Boon d’un coup de stick. Gougnard réagissait immédiatement et les arbitres devaient séparer les joueurs. Verdict : une carte rouge pour Verdussen et une jaune pour Gougnard. Dommage pour deux rencontres qui avaient été correctes jusque-là et très plaisantes à regarder.

Cette victoire étriquée permet au Racing de filer en EHL la saison prochaine et d’obtenir son ticket pour les finales, jeudi et dimanche contre le redoutable Dragons. « Nous n’avons pas pris un seul but lors des trois dernières rencontres, cela nous donne beaucoup de confiance pour la finale. Les deux grosses victoires du Dragons ne changent rien pour nous. Nous ne penserons pas à ça. En finale, les deux équipes partent de zéro, le passé ne change rien », soulignait Conor Harte, la tour de contrôle des Ucclois.

En dames, le Waterloo Ducks, battu 1-0 à l’aller est finalement venu à bout du Dragons lors de la demi-finale retour en s’imposant 2-0. Les dames de Gilles Jacob tenteront de faire mieux que leur défaite de justesse en finale l’année passée pour décrocher leur premier titre. Pour cela, il faudra vaincre le Braxgata, qui a pris le dessus sur l’Antwerp, les championnes en titre. Après l’avoir emporté 4-3 à l’extérieur, les Boomoises ont assuré l’essentiel chez elles en arrachant le nul 2-2.

Le programme des finales au Dragons :

Jeudi 5 mai :

10h30 Petite finale messieurs (pour le 3e ticket EHL) : Léopold-Braxgata

13h : Finale dames : Watducks-Braxgata

15h : Finale messieurs : Dragons-Racing

Dimanche 5 mai :

10h30 : Petite finale messieurs : Braxgata-Léopold

13h : Finale dames : Braxgata-Watducks

15h : Finale messieurs : Racing-Dragons

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