Carton plein pour le Braxgata, le Dragons se rapproche du titre

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Bertrand Lodewyckx

Un dernier quart fatal pour le Léo ?

Les Ucclois ont complètement craqué en fin de rencontre et pourraient le payer très cher

Léopold-Braxgata 0-3

Les espoirs européens du Léopold sont peut-être déjà enterrés. Avec un retard de trois buts et beaucoup de difficultés à marquer des goals, il sera très difficile pour le Léo d’inverser la tendance. Le Braxgata a pourtant dû patienter jusqu’au dernier quart pour enfin trouver la faille dans la défense adverse. Jusque-là, la rencontre avait été fort équilibrée. C’était d’ailleurs les hommes de John Bessel qui connaissaient le meilleur début de match. Mazzilli forçait un pc à la 8e et était lui-même présent sur le rebond pour alerter Verhoeven, mais son tir filait tout droit sur le sabot du portier. Le premier quart était relativement dominé par les Ucclois qui prenaient le jeu à leur main.

Mais petit à petit, les Boomois rentraient dans leur match et prenaient l’ascendant après environ vingt-cinq minutes de jeu. Arana et Hannes butaient pourtant sur Henet et les vingt-deux acteurs regagnaient les vestiaires sans avoir marqué de but.

La reprise était relativement équilibrée et le Léopold, comme son adversaire, parvenait à pénétrer dans le cercle, sans danger, même si Henet devait se coucher à plusieurs reprises. Dans les gradins, on sentait le but venir et les supporters du Léo voyaient leurs troupes reculer sans cesse. Ce qui devait arriver, arriva. A la 57e, après deux tentatives infructueuses sur pc, Benjamin Van Hoof était là au rebond pour la mettre au fond. 1-0, le score était mérité pour les Anversois qui dominaient depuis la fin de la première période. On ne pensait pourtant pas que le Léo allait autant flancher dans le dernier quart d’heure. Incapables de riposter, notamment à cause de nombreux déchets techniques, Van Strydonck&cie allaient encaisser deux nouveaux buts signés Dekeyser et Lasso (0-3).

Un retard de trois buts et aucun goal inscrit depuis la fin du championnat, le match retour s’annonce très difficile pour le Léopold, tandis que le Braxgata se rapproche de sa première campagne européenne, quelques semaines après s’être qualifié pour ses premiers playoffs. « Nous sommes une équipe qui joue très bien une fois qu’on nous laisse un peu d’espace. Il a surtout fallu être patient. C’est un résultat très positif mais il ne faudra pas y penser lors du match retour. Il faudra à nouveau jouer pour gagner », concluait Dekeyser.

Le Watducks ne trouve pas la solution

Le Braxgata a parfaitement neutralisé son adversaire pour remporter la première manche

Watducks-Braxgata 0-2

« Nous n’avons pas cherché la solution. Chaque fois qu’on arrivait dans le cercle, on tentait de jouer long alors qu’on est fortes lorsqu’on combine », regrettait Louise Cavenaille. Face à un Brax bien en place et inventif en possession de balle, les Waterlootoises ont tout simplement été impuissantes. Et même lorsque les dames de Gilles Jacob parvenaient aux abords du cercle adverse, la dernière passe faisait défaut, faute d’options concrètes.

Le Watducks démarrait pourtant bien la rencontre et dominait le premier quart mais Comerma butait sur la gardienne. Un premier quart qui allait s’avérer être le seul temps fort du Watducks puisque les Anversoises allaient dominer le reste de la rencontre, emmenées par une Barbara Nelen dans tous les bons coups. C’était d’ailleurs elle qui délivrait l’assist à la 20e d’un tir en revers. Son centre arrivait parfaitement dans le stick de Sinia, qui déviait au fond (0-1). Trois minutes plus tard, c’était au tour de Babs de plonger, mais son tip-in passait à côté. Les Waterlootoises reprenaient le contrôle du jeu dans les cinq dernières minutes mais elles étaient trop lentes pour inquiéter la défense du Brax.

La deuxième période allait accoucher du même scénario, le Braxgata se montrant incisif dans le milieu tandis que le Watducks procédait par des actions stéréotypées et parfois trop individuelles. A la 43e, le Braxgata obtenait son 2e pc de la rencontre et Contardi sleepait sur Aisling, qui déviait joliment du pied… dans le stick de Hillewaert, qui poussait la balle dans le but vide (0-2). Dans les cordes, De Scheemaekere&cie essuyaient les attaques mais ne parvenaient pas à sortir correctement de défense. Il fallait d’ailleurs attendre les dix dernières minutes pour les voir arriver à nouveau dans le cercle, mais les centres ne trouvaient que rarement preneuses. « Il n’y a rien de catastrophique. Nous avons plus d’expérience en finale que le Braxgata. Nous allons nous inspirer des demi-finales où nous avons battu le Dragons alors que nous avions perdu le match aller» se rassurait Cavenaille.

Il faut également souligner la prestation cinq étoiles des deux arbitres féminines, Magali Sergeant et Celine Martin-Schmets, qui n’ont pas fait la moindre erreur lors d’un match très correct.

Le Dragons prend une option

Le Racing a été proche du K.O mais est resté debout pour garder ses chances intactes

Dragons-Racing 4-3

Lorsque le Dragons est à son meilleur niveau, très peu d’adversaires peuvent arrêter les hommes de Jean Willems. Le Racing a bien failli en faire les frais en ce jeudi très ensoleillé, mais les Rats se sont montrés vaillants et appliqués dans les moments critiques pour adoucir le score qui aurait pu être plus sévère. « Ils sont très fort en possession de balle et de notre côté, nous avons eu nos chances contre mais nous avons commis quelques erreurs en défense », regrettait Simon Gougnard.

C’était pourtant le Racing qui était le premier à ouvrir le score, un peu contre le cours du jeu, lorsque Charlier passait à Boon, excentré sur la ligne de fond. L’international attendait que Loic Van Doren vienne à sa rencontre pour placer la balle en dessous de lui. Versluys n’avait plus qu’à dévier dans le  but vide (0-1). Le premier quart d’heure était dominé par les locaux, qui étaient presque récompensés à la 15e lorsque Denayer trouvait une superbe ouverture pour Thys. L’attaquant se retournait mais croquait son tir, qui n’était finalement pas dangereux pour Gucassoff. Juste avant la fin du 1er acte, le Racing s’offrait un pc, mais ne parvenait pas à le convertir.

Après une tentative de Charlier sur Van Doren, Celis rétablissait l’égalité à la 20e d’un envoi en un temps au fond du but (1-1). Pendant dix minutes, la balle fusait d’un cercle à l’autre et les centres et passes dans la zone de conclusion se multipliaient mais ni Gougnard, ni Van Aubel ou encore Truyens ne trouvaient le chemin des buts. Deux minutes avant la pause, Thys pensait marquer lorsqu’il voyait son tir se diriger tout droit vers le but, mais un défenseur du Racing était sur son chemin et gardait le score nul jusqu’au retour aux vestiaires. « Je pense que nous avons 18 pénétrations dans le cercle et eux seulement 6. Nous aurions dû être plus efficace », soulignait Denayer.

Une minute seulement après la reprise, Boon, excentré à hauteur du 2e poteau, recevait la balle au bord du cercle et ne mettait qu’une demi-seconde pour armer son tir revers, qui finissait dans le plafond du but. Imparable ! (1-2). Dominé pour la deuxième fois du match, le Dragons ripostait sur pc seulement deux minutes plus tard. Denayer repassait à son donneur, Thys, qui frappait vers le deuxième poteau, là où se trouvait Van Aubel, qui déviait facilement au fond (2-2). Dans la foulée, le Racing forçait un pc mais le sleep de Boon était brillamment sorti par Loic Van Doren. Les troupes de Jean Willems allaient encore plus accélérer le jeu et combinaient rapidement. C’était un régal à observer, sauf pour les supporters du Racing qui voyaient les tirs de Van Aubel et de Thys amener un grand danger dans la défense. A la 51e, Denayer se débarrassait de deux joueurs dans l’entrejeu avant de servir Cobbaert dans le cercle. L’attaquant se retournait et tirait tout droit sur Gucassoff, qui bloquait malencontreusement la balle entre son short et sa guêtre. En tendant la jambe par réflexe, il voyait la balle rentrer doucement dans le but (3-2).

Juste après la dernière pause de la rencontre, le Dragons poursuivait sur sa lancée et Briels profitait d’un bel avantage laissé par Mr.Pontus pour chiper la balle à Lambeau et décocher une fusée revers en pleine lucarne (4-2). Tout simplement magnifique. On pensait que le Racing allait alors couler sous la furie adverse, mais Truyens&cie gardaient la tête haute et Boon inscrivait son 2e but de la journée à douze minutes du terme en déviant d’instinct dans le but (4-5). Les locaux s’octroyaient encore deux pc, sans que cela ne donne rien.

Tout reste encore possible pour le Racing, mais lorsque le Dragons lâche les chevaux, il est très difficile de rivaliser. « Quand on arrive à vraiment distribuer le jeu et passer de joueur en joueur, je pense qu’on est la seule équipe à savoir jouer comme ça. Mais eux aussi ont des très bonnes individualités et on a un petit regret par rapport à ce dernier goal encaissé », expliquait Denayer, pourtant le sourire aux lèvres. « On reste invaincus pour le moment sur notre terrain et on espère le rester jusqu’à la fin. Ça promet pour le match de dimanche ».

 

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