Résumés des rencontres du weekend

Braxgata-Gantoise 5-1

C’est sous une fine pluie glaçante que le Braxgata accueillait la Gantoise pour le premier match de la reprise. Frigorifiés, les Sud-Africains du promu en division d’honneur s’étaient emmitouflés sous d’épaisses couches pour ne pas prendre froid. « C’était une journée triste et c’est vrai qu’il faisait vraiment froid », confiait Mvimbi à l’issue de la rencontre. Le Sud- Africain de 28 ans n’a pas eu su, comme ses autres coéquipiers, contenir la puissance offensive du Brax.

Dès les premières minutes du match, les deux équipes tentaient surtout de se remettre dans le bain après plus de deux mois d’interruption. Résultat : un premier quart terne et pauvre en occasions de buts. Seul Diego Arana se mettait en évidence en prouvant toutes ses qualités techniques. Après quelques jolis dribbles pendant les dix premières minutes de jeu, l’espagnol, à la 17e, déviait dans le plafond une passe puissante donc Loick Luypaert a le secret (1-0). C’était à peu près tout ce que les éternels supporters du Braxgata pouvaient se mettre sous la dent. Moins d’une centaine de personne avait fait le déplacement à Boom et seul le tambour du kop se faisait entendre lors du premier quart. Après la première pause, les Gantois reprenaient le jeu en main mais ne parvenaient pas à se montrer réellement dangereux. Et lorsque les hommes de Pascal Kina parvenaient à inquiéter la défense adverse, Harry Verhoeven se montrait intraitable et sortait de belles parades devant Farres et Peeters notamment. A la 33e, le Brax était à deux doigts du 2-0. En grande forme hier, Ronald Brouwer était magnifiquement servi par Arana qui venait de remonter presque tout le terrain sous les hourras du public anversois. Malheureusement pour lui, le hollandais loupait son contrôle alors qu’il se dirigeait tout droit vers le gardien adverse. Brouwer retentait sa chance juste avant la mi-temps mais son tir revers passait à côté. Au coup de sifflet de l’arbitre, tout le public se précipitait à l’intérieur pour se réchauffer tandis que les joueurs rejoignaient les vestiaires, transis de froid.

A la reprise, la Gantoise poursuivait sur sa bonne lancée et Antoine Kina puis Max Peeters inquiétaient Verhoeven, qui ne se loupait pas pour repousser les assauts adverses. La bonne période des bleus et blancs allait pourtant s’enrayer lorsque Kevin Demartinis se blessait peu avant la 40e minute de jeu. «C’est notre ancien coach et il est donc très important sur le terrain. Il parle beaucoup et organise l’équipe. Cela a été difficile sans lui», confiait Antoine Kina. Une blessure qui cassait le jeu gantois alors que le Braxgata parvenait enfin à se trouver. «Notre première période a été difficile. On sentait que c’était la reprise et on a mis un petit temps avant de retrouver les automatismes» expliquait Dekeyser, qui n’était pas étranger à l’excellente seconde période des Anversois.

Le gardien gantois sortait un superbe arrêt la 42e sur un sleep de l’ex-international. Peñalba devait pourtant s’avouer vaincu trois minutes plus tard. Après un nouvel arrêt du stick sur un sleep de Luypaert, il ne pouvait rien faire lorsque Reckinger reprenait la balle en un temps pour la mettre au fond (2-0). La suite de la partie allait voir le Brax dérouler et inscrire trois nouveaux buts. A la 48e, Brouwer était poussé dans le dos et provoquait le stroke, facilement converti par Luypaert (3-0). Brouwer poursuivait son récital en appelant sans cesse la balle. Il n’en fallait pas plus pour que les supporters entonnent des chansons en son honneur. Parmi les artistes du Brax, Dekeyser se mettait évidence en inscrivant un magnifique but. Servi par Mc Aleese à la 53e, Jay recevait la balle quasiment sur la ligne de fond et s’en allait dribbler trois joueurs avant de placer un superbe flick en lucarne d’un angle quasi impossible (4-0).

A douze minutes du terme, Max Peeters plaçait habilement en revers après une bonne passe de Kina pour sauver l’honneur de son équipe (4-1). Mais comme pour montrer que la rencontre était dominée par le Brax, Luypaert scellait le score à 5-1 sur pc à la 64e.

Léopold-Héraklès 3-1

Même si les deux équipes ne sont pas proches au classement, la rencontre s’annonçait serrée entre les Ucclois et les Lierrois puisque le match aller s’était terminé sur le score de 3-3. La différence s’est pourtant faite dans la première période. L’Héraklès a en effet tardé à rentrer dans la partie et a laissé son adversaire développer son jeu. Malgré l’une ou l’autre occasion franche pour l’Héraklès, c’était bien le Léopold qui dominait de deux buts. A la 20e, Plennevaux décochait un tir puissant en revers pour déflorer la marque (1-0) avant que Zimmer ne place son sleep hors de portée de Timmermans dix minutes plus tard (2-0). Juste avant la pause, Henet s’interposait brillament sur un pc adverse. C’était le début de la réaction anversoise qui allait se confirmer dans le 3e quart. «Nous avons commencé à presser et il y avait match à ce moment-là. On revient à 2-1 sur pc à la 46e . Mais à force de presser, on prend un but juste avant le dernier quart. A partir de ce moment-là le match a vraiment été décousu», expliquait le seul buteur de l’Héraklès hier avant de conclure. « Nous n’avons pas été surclassé mais le Léo était meilleur tout simplement».

Pingouin-Dragons 0-5

Le Dragons a tout simplement déroulé son jeu offensif face aux promus nivellois qui n’ont pourtant pas disputé une mauvaise rencontre. «Nous étions sans Nicolas Vandiest, parti à la Coupe d’Europe, ni Gaël Raes qui a ressenti une gêne à la cuisse avant le match. Maxime Bertrand a dû sortir après avoir pris une balle dans le tibia après quelques minutes de jeu. Nous étions sans nos trois joueurs les plus expérimentés. Mais au final, nous avons livré un match satisfaisant avec un bon niveau de jeu. Le Dragons est clairement un cran au-dessus», soulignait Quentin Lemaire. Au final, Reynaud a encaissé cinq buts malgré une bonne prestation. O’Donoghue réalisait le doublé sur pc lors du 1er quart. En seconde période Stockbroeckx et Denayer faisaient le 4-0 dans le 3e quart avant que Verheijen ne scelle le score à cinq minutes du terme. « Nous avons dominé presque tout le match même si le 3e quart n’était pas très bon. Avec une meilleure finition, le Dragons aurait dû marquer plus de buts» confiait un Jean Willems toujours aussi perfectionniste.

Antwerp-Daring 0-5

Les Anversois ont payé leur mauvais début de rencontre et n’ont jamais été en mesure de revenir face à un Daring confiant et efficace. «Nous savions que cela allait être difficile mais personne ne s’attendait à un tel score. Ça n’a juste pas tourné dès le début. Sans Panther et Nelis, nous manquions d’expérience mais ce n’est pas une excuse. La défense n’a pas été à la hauteur et je suis déçu de mon propre match» expliquait Matteo Gryspeerdt. Après seulement 17 minutes de jeu, les Molenbeekois menaient de trois buts des œuvres de Cosyns et de Van Linthoudt, auteur d’un doublé. « Nous avons mieux joué dans le 2e quart mais sans concrétiser nos occasions », poursuivait Gryspeerdt. En seconde période, le Daring prouvait à nouveau son efficacité en zone de conclusion. Bele à la 40e puis Brunet à la 63e infligeant un score de forfait aux coéquipiers de Gryspeerdt. «C’est une bonne leçon. Je crois que cette défaite va sérieusement nous réveiller».

Beerschot-Watducks 2-1

Bon dernier du championnat, le Beerschot affrontait hier le Watducks, déforcé par les absences de Boccard, Massaert et Jacob. La tâche s’annonçait pourtant difficile pour la lanterne rouge qui n’avait pas encore remporté la moindre victoire jusque-là. Obligés d’engranger des points pour sortir de la zone de relégation, les Ours se devaient d’entamer le match de la meilleure des manières, après une préparation fructueuse selon Jérôme Saeys. «Notre stage à Malaga nous a fait beaucoup de bien. Le groupe était presque au complet et la machine était bien rôdée pour commencer cette deuxième partie de saison». Malgré une confiance retrouvée dans leur jeu, le Bee était directement refroidi à la 5e minute par Ghislain qui inscrivait son 1er but en équipe première lors de 1ère apparition en division d’honneur. Une sacrée entrée en matière qui n’allait pas pour autant décourager Saeys&cie. «Nous étions directement dans le match et même après ce but, nous n’avons rien lâché et continué à y croire» soulignait l’attaquant, encore indispensable hier. C’était bien l’ancien du Dragons qui délivrait l’assist à Perez à la 30e avant d’inscrire le but de la victoire sur pc à six minutes du terme. Toute l’équipe de Kontich pouvait exulter au coup de sifflet final puisqu’ils tenaient là leur première victoire de la saison. « On y a cru jusqu’au bout et cette victoire fait beaucoup de bien. Mais nous devons rester concentrés et ne pas croire que l’on peut battre tout le monde », expliquait Saeys. Surtout que les Ours affrontent le Pingouin dimanche prochain dans un match crucial pour leur maintien.

Louvain-Racing 2-3

Les 500 personnes qui s’étaient donné rendez-vous aux nouvelles installations des Universitaires pour le premier match après la trêve n’ont pas été déçus du spectacle offert par les deux équipes: vitesse, jeu ouvert, contre-attaques, des solos de Quemada et d’un Simon Gougnard en forme olympique, une reprise de volée de Cédric Charlier après une belle passe en flick de Boon, les deux meilleurs sleepeurs de Belgique, des arrêts atypiques… le tout à la télé: que du bonheur.

Les Louvanistes commencèrent le match courageux et conquérants avec quelques pénétrations dans le cercle adverse dans les premières minutes de jeu. Dès la 5e minute, le Racing prit le contrôle du match et imposa une pression très haute sur les défenseurs louvanistes qui n’ont pas été capables de développer leur jeu. Après quelques occasions franches pour les Rats, arrêtées de belle manière par Julien Schoo Ians, l’inévitable Tom Boon convertit son troisième pc de la journée (1-0). Juste avant la mi-temps, Louvain ratait l’égalisation de très près via un pc de Quemada et deux rebonds de Garcia et Maraite. La 1ère période s’achevait par une domination nette du Racing contre un Louvain qui essayait de se défendre tant bien que mal.

À la reprise, Louvain tenta de négocier la possession de la balle au Racing et cela marcha bien puisque les Louvanistes s’installèrent dans le camp adverse pendant une bonne partie du troisième quart temps. Les protégés d’Alex de Chaffoy ( le T1 Letchfford étant absent) jouèrent alors un press plus bas et se montrèrent très dangereux sur contre attaque. Sur une de ces offensives, Simon Gougnard délivrait un caviar en revers pour Cédric Charlier qui ne dérogeait pas à ses habitudes du tueur dans le cercle (2-0). Louvain ne perdit pas son calme et continua à construire ses attaques mais tantôt la défense, tantôt Mimi Gucassof repoussaient les tentatives adverses . Sur une énième contre attaque du Racing, Meulemans prit la défense louvaniste de vitesse et après une sortie douteuse de Schoo Ians, offrait le but à Charlier qui n’avait qu’à la pousser dedans. Alors que certains croyaient le match fini, Louvain tenta une remontada grâce aux deux buts de son capitaine Quemada sur pc et tip-in. La fin du match fut tendue avec quelques cartes dans les deux sens, un engagement physique dépassant parfois les règles et un pc au coup de sifflet final que Louvain ne stoppait même pas… ( le 3e de la journée…).

Bien que le match ait pu tourner autrement, la victoire du Racing est méritée. Le Racing confirme ses ambitions au titre après la trêve tandis que Louvain devra se contenter de jouer le trouble fête en essayant de ne pas se faire trop peur dans le bas du classement.

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