Les Red Panthers s'inclinent de justesse contre l'Espagne et joueront contre la Corée en quarts

Belgique-Espagne: 0-1

Belgique : D’Hooghe, Cavenaille, Fobe, Vanden Borre, Raes, Gerniers, Nelen, Vandermeiren, Boon, Weyns, Peeters puis Hillewaert, Leclef, Puvrez, Versavel, Limauge et Simons.

Espagne : Ruiz, Guinea, Riera, Jimenez, Gutierrez, Petchame, Gine, Perez, Ybarra, Bonastre Salvatella puis Iglesias, Ycart, Garcia, Tost, Pons et Lopez.

Cartes vertes : 29’ Ycart, 46e Vandermeiren.

Les buts : 24’ Bonastre (0-1).

Après un superbe parcours jusqu’à maintenant, les Red Panthers achevaient leur phase de poule par un adversaire difficile à juger. Les Espagnoles, dans un creux ces dernières années, se sont réveillées depuis quelques mois et enchaînent les performances. Depuis le début de la compétition, Bonastre&cie n’ont pourtant pas impressionné. Deux défaites (0-1 face à la Nouvelle-Zélande et 1-4 contre l’Australie), pour une victoire mitigée (3-1) contre la Malaisie. En cas de victoire, les Belges avaient l’occasion de terminer en tête de leur poule et de disputer un quart face à la Chine. Un nul les placeraient à la 3e place (synonyme de quart contre la Corée) alors que seule une très large défaite empêcherait les Red Panthers de terminer à la 3e position. Finalement, Boon&cie n’auront pu faire mieux qu’une défaite 0-1 et joueront donc en quarts contre la Corée.

La pluie redoublait d’intensité alors que la rencontre débutait sous les hourras d’une foule relativement nombreuse malgré la pluie. Les Red Panthers commençaient la rencontre à trois en défense, prouvant leurs intentions offensives. « Nous avions remarqué que nous pouvions avoir plus d’espace au milieu et donc nous avons joué avec deux milieux plus bas. Notre volonté était aussi de faire plus tourner la balle« , expliquait Barbara Nelen. Sous un véritable déluge, les Belges mettaient six minutes à rentrer dans la partie. Le centre de Puvrez était d’abord repoussé. Nelen tentait ensuite en revers mais son tir passait à côté du but. La seule vraie occasion espagnole venait du stick de Bonastre quelques secondes plus tard. Vandermeirein tentait aussi en revers à la 9e mais son envoi partait tout droit sur la gardienne. Malgré deux occasions franches des Red Panthers, c’était bien les Espagnoles qui dominaient ce premier quart temps.  » On a pas assez oser jouer stick à stick et nous n’avons pas suivi notre plan« , regrettait Nelen.

Le début du deuxième quart accouchait du même scénario avec une domination ibérique, que les Belges parvenaient néanmoins à contenir. D’Hooghe devait d’ailleurs attendre la 20e pour s’interposer sur un tir croqué de Jimenez. Deux minutes plus tard, Perez débordait et cédait à Bonastre. L’attaquante du Braxgata reprenait un temps, sur d’Hooghe. L’arbitre sifflait ensuite pc. Le premier but tombait à la 24e minute de jeu, Bonastre étant au bon endroit pour dévier au fond (0-1). La pluie, qui s’était calmée quelques minutes, continuait de tomber avec intensité. Les Red Panthers ne changeaient pas de tactique et restaient à trois en défense. Fidèles à leur jeu patient, les dames d’Adrian Lock conservaient la balle sans prendre trop de risques. Deux minutes avant la pause, d’Hooghe s’interposait d’abord devant Jimenez en sortant parfaitement à sa rencontre avant de repousser en sortie un centre puissant. Raes&cie avaient clairement du mal à conserver la balle en équipe et à inquiéter leur adversaire. L’avance des Espagnoles à la pause était méritée.  » Nous avons eu trop de déchets techniques et comme le terrain était lent, on a pas osé faire certaines passes comme d’habitude« , soulignait Barbara Nelen.

Les intentions des troupes de Thijssen étaient bien meilleures dès la reprise. « Nous avons enfin commencé à jouer en deuxième période« , confirmait Nelen, avant de regretter le manque de concrétisation des Red Panthers. « On a beaucoup d’opportunités et on doit les mettre parce que ce sont de grosses occasions« .  Versavel multipliait les appels de balle et recevait souvent sur son flanc droit. Seule la finition manquait au rendez-vous. Les Red Panthers étaient récompensées de leurs efforts à la 33e lorsque Gerniers forçait le premier pc. La phase ne donnait rien. Une deuxième chance s’offrait aux Belges trois minutes plus tard. Le flat de Fobe était dévié à côté du but. La suite du 3e acte était quelque peu débridée et la balle passait rapidement d’un camp à l’autre. Les Belges tentaient alors de mettre plus de rythme dans la partie mais les solutions vers l’avant n’étaient pas nombreuses.

Le dernier acte était d’abord à l’avantage de l’Espagne avec une double tentative en revers au début du 4e quart. Simons reprenait un centre de Peeters en un temps à dix minutes du terme mais la gardienne repoussait facilement. La plus grosse occasion de la deuxième période survenait à cinq minutes du coup de sifflet final. Raes décalait Leclef juste devant la gardienne. La médiane belge voyait son tir revers malheureusement passer loin au-dessus du but. Malgré plusieurs assauts répétés et un tir revers complètement manqué de Peeters en toute fin de match, les Red Panthers devaient s’incliner face à des Espagnoles tout simplement plus fortes aujourd’hui.

« Nous étions toutes en dessous de notre niveau habituel, les passes n’étaient pas assez fortes et nous n’avons surtout pas respecté le plan« , expliquait Barbara Nelen sous une pluie encore battante.  » On se dit au final que ce n’est pas trop grave d’avoir perdu parce que c’est comme cela qu’on va apprendre. Nous allons analyser ce qu’on a mal fait et ce qu’on peut mieux faire.  Nous savons qu’on doit mieux jouer et il y a clairement une motivation en plus d’affronter la Corée (qui leur avait barré la route vers les Jeux de Rio Ndlr)« .

 

Bertrand Lodewyckx

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